Pas de vache égérie. Ni de taureaux charolais ou de vaches tarines, ni même de veaux. L’absence de bovins dans le Hall 1, le plus visité du Salon de l’agriculture, qui ouvrira ses portes samedi 21 février, porte de Versailles à Paris, va marquer les esprits. Même si le président de la République, Emmanuel Macron, s’est ému de cette situation inédite et a demandé expressément leur présence, les éleveurs sont restés inflexibles. Pas question de faire prendre des risques à leurs animaux pour aller parader dans la capitale. Et tant pis pour les politiques, qui se verront privés de séquences médiatiques fortes, telles celles de l’arrivée à l’heure de la traite, de la pose près des bovins comme de la déambulation dans les allées entre les magnifiques bêtes de concours.
Un signal fort de la crainte et du choc laissés par la dernière crise sanitaire en date, celle de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), qui a durement secoué la filière bovine, depuis l’été 2025 où elle est apparue en Savoie. Les volailles, quant à elles, sont aux abonnés absents du Salon depuis 2019, date de l’éclatement de la première grande crise de grippe aviaire. Même si, cette année, la vague est moins forte, atténuée par la campagne de vaccination des canards sur tout le territoire, l’épizootie est encore bien présente. La France a été placée en risque élevé d’influenza aviaire fin octobre 2025. Et mi-février, le ministère de l’agriculture dénombrait 118 foyers. Pas question donc, d’exposer poules, coqs, canards ou pintades à Paris.
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