Le dispositif alerte enlèvement a été déclenché lundi 20 janvier concernant deux garçons, Nassim (3 ans) et Mohammed (5 ans), enlevés à Fourmies (Nord) vers 13 h 10, dont le rapt pourrait avoir été commis par leur père, selon la gendarmerie nationale.
Les deux enfants se trouvaient avec leur mère sur la voie publique quand ils ont été kidnappés, selon une source proche du dossier. Leur père, dont la photo a été diffusée par la gendarmerie, est soupçonné de les avoir enlevés, sous la menace d’une arme blanche, selon une autre source proche du dossier.
Âgé de 38 ans et venant de sortir de prison, il a interdiction de se trouver en présence de son ex-compagne qui dispose d’un téléphone « grave danger », un dispositif de protection pour les personnes menacées par leur ancien conjoint, a expliqué à l’Agence France-Presse (AFP) cette seconde source.
La gendarmerie a fourni la description suivante du suspect : « Un homme de type maghrébin mesurant 1 m 65, yeux marrons, cheveux noirs courts, barbe naissante (…), porteur d’une doudoune bleu marine, d’un pantalon noir et de baskets noires, d’un cache-cou gris ». Il aurait pris la fuite dans un véhicule Audi A3 de couleur gris clair immatriculé BD-761-QQ, toujours selon la Direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN).
Un important dispositif mobilisé
« Nassim mesure 70 cm, est habillé d’un jean gris, d’un manteau marron, d’un bonnet beige avec des oreilles de “nounours” et des baskets noires », selon l’alerte enlèvement. Mohammed, quant à lui, « mesure 110 cm, est habillé d’un manteau noir et blanc, d’un bonnet noir, d’un jean noir et de baskets noires ».
« Si vous localisez les enfants, n’intervenez pas vous-même, appelez immédiatement le 08 00 36 32 68 ou envoyez un courriel à l’adresse [email protected] », est-il encore précisé dans le message des gendarmes.
Un important dispositif a été mis en place pour tenter de retrouver les deux enfants : 12 patrouilles de gendarmerie ainsi que 10 gendarmes de la section de recherches de Lille, a indiqué à l’AFP une source au sein de la gendarmerie. Le Centre de coopération policière et douanière (CCPD) de Tournai, en Belgique, est aussi en alerte, en raison du risque du passage de la frontière par le véhicule recherché.