- Selon le troisième baromètre de la plateforme gouvernementale Cybermalveillance, le nombre de personnes touchées est en constante augmentation.
- Si le hameçonnage reste la première malveillance rencontrée, les fuites de données sont de plus en plus nombreuses.
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Le fisc piraté, des données de contribuables dans la nature
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Un fléau qui concerne désormais près de la moitié de la population. À l’occasion du lancement du Cybermois, la plateforme gouvernementale Cybermalveillance.gouv.fr dévoile, mardi 15 septembre, son troisième baromètre Ipsos.Digital (nouvelle fenêtre) concernant la sécurité en ligne. Avec une « bascule majeure » :
les violations de données personnelles touchent désormais près de la moitié de la population française.
Si le mail ou SMS frauduleux (hameçonnage (nouvelle fenêtre)) reste la première cybermalveillance rencontrée dans le pays (53% des répondants), les fuites de données « s’installent durablement dans le paysage cyber français et leurs conséquences à venir sont à redouter : hameçonnage personnalisé, arnaques financières, etc. »,
prévient le baromètre.
Ainsi le taux de Français touchés par une fuite de leurs données personnelles est passé de 30% en 2025 à 45% en 2026 et les événements récents, comme l’impressionnant piratage du fisc (nouvelle fenêtre), « annoncent une hausse continue pour les prochains mois »,
alerte l’étude.
Une population qui s’adapte
Cette hausse des cas s’inscrit ainsi dans une tendance de fond, déjà observée en 2025 alors que la plateforme Cybermalveillance.gouv.fr souligne « la maturité croissante d’un marché souterrain de la donnée volée ».
Face à cette nouvelle menace, la population s’adapte. Ainsi, 59% des participants au baromètre ont indiqué avoir été plus vigilants face aux mails, SMS et appels inconnus après l’annonce d’une violation de leurs données personnelles, quand 53% ont changé leurs mots de passe et 44% ont renforcé la surveillance de leurs comptes bancaires.
« Certaines bonnes pratiques semblent suffisamment assimilées par une partie de la population, même si elles ne sont pas encore mises en place par l’ensemble de nos concitoyens »
, souligne ainsi le baromètre qui pointe toutefois que 55% des répondants s’estiment encore aujourd’hui suffisamment informés contre les menaces cyber d’aujourd’hui. Un taux qui est cependant en recul par rapport à 2024 (63%).
« Si les Français semblent toujours mieux identifier les cybermalveillances, les résultats 2026 montrent à l’opposé que, face à ces menaces, les besoins d’accompagnement augmentent. L’industrialisation de la cybercriminalité et la généralisation des attaques exigent que nous passions d’une simple prise de conscience à une véritable culture de l’action »
, a lancé Jérôme Notin, directeur général de Cybermalveillance.gouv.fr, dans un communiqué.
Il rappelle ainsi que « ne rien faire après une violation de données, c’est laisser une porte ouverte sur sa vie numérique »
. D’où le lancement du Cybermois, qui doit permettre de « sensibiliser chacun et de redonner le pouvoir d’agir » pour ne plus « subir les conséquences »
des actes de cybermalveillance.
*Étude Ipsos.Digital réalisée pour Cybermalveillance.gouv.fr du 13 au 18 mai 2026 sur un échantillon de 2 000 Français de 18 à 75 ans.

