- Le régime iranien veut montrer qu’il peut tenir longtemps dans la guerre et jure de s’en prendre à Benyamin Netanyahou.
- D’après un média américain, l’état hébreu serait à court d’intercepteurs de missiles balistiques.
- Pourtant, l’armée israélienne annonce qu’il lui reste plusieurs milliers de cibles à frapper.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
Les images et la musique semblent tout droit sorties d’un jeu vidéo. Dans la séquence diffusée dans le reportage en tête de cet article, on voit un drone survoler incognito une base militaire de Bagdad abritant une mission diplomatique américaine. Visiblement téléguidé à distance, l’engin trouve sa cible et vient s’écraser sur un bâtiment. Ces images de propagande diffusées par une milice chiite pro-iranienne montrent la détermination de Téhéran à déstabiliser ses ennemis par tous les moyens.
C’est le cas d’une autre vidéo publiée ce dimanche après-midi en guise de nouvelle démonstration de force des Gardiens de la révolution. On y voit le lancement de missiles de pointe d’une portée de 2000 kilomètres.
Le régime veut montrer qu’il peut encore tenir longtemps dans cette guerre et jure même de s’en prendre directement à Benyamin Netanyahou. « Si ce criminel tueur d’enfants est encore en vie, nous continuerons à le traquer. Nous le tuerons de toutes nos forces »,
peut-on lire dans un communiqué.
Alors que certaines rumeurs sur les réseaux sociaux annonçaient même le Premier ministre israélien déjà mort, ce dernier a répondu tout sourire dans une vidéo : « Je pourrais mourir pour un café. »
Combien de missiles et de drones reste-t-il à l’Iran ?
Après ces deux premières semaines de guerre, combien de missiles, de drones reste-t-il à l’Iran pour frapper l’adversaire ? Et dans l’autre camp, y a-t-il toujours de quoi alimenter la défense antiaérienne, mise à rude épreuve encore hier soir dans le ciel de Tel-Aviv ? D’après un média américain, l’état hébreu serait à court d’intercepteurs de missiles balistiques évoquant « une pénurie critique. »
« On aurait une utilisation intensive du stock d’intercepteurs ces dernières années, sachant que construire des intercepteurs comme ça prend très longtemps et Israël n’a probablement pas eu le temps de recompléter son stock à la hauteur de la menace »,
décrypte dans le reportage ci-dessus, Etienne Marcuz, chercheur associé au sein de la fondation pour la recherche stratégique (FRS). Pourtant, ce dimanche soir, l’armée israélienne a annoncé qu’elle poursuivra cette guerre pendant au moins trois semaines et qu’il lui reste plusieurs milliers de cibles à frapper.








