Un assouplissement du blocus pétrolier mis en place par les Etats-Unis contre Cuba serait-il en vue ? Le pays de 9,6 millions d’habitants est en proie à des pénuries récurrentes de carburant et d’électricité, exacerbées par la signature par Donald Trump, le 29 janvier, d’un décret interdisant toute livraison d’hydrocarbures par les pays tiers, sous peine de droits de douane supplémentaires. Un pétrolier battant pavillon russe, l’Anatoly-Kolodkin, est néanmoins entré, lundi 30 mars, dans les eaux territoriales cubaines, et devrait atteindre, mardi, la ville portuaire de Matanzas, à une centaine de kilomètres de La Havane.
Le navire « vogue au nord de Cuba, en direction du port de Matanzas, où il accostera dans les prochaines heures », indiquait, lundi soir, une présentatrice du journal télévisé de la chaîne publique Canal Caribe. Visé par des sanctions américaines et européennes en raison de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine, le vaisseau transporte 730 000 barils de pétrole brut.
Au terme de trois semaines de navigation depuis le port de Primorsk, près de Saint-Pétersbourg, il devrait assurer la première livraison d’hydrocarbures à Cuba depuis le début de l’année : la mise sous tutelle du Venezuela par Washington, après l’enlèvement du président Nicolas Maduro par l’armée américaine, le 3 janvier, avait en effet privé l’île castriste, non seulement de son principal allié dans la région, mais aussi de son fournisseur historique de pétrole.
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