• Un décret du ministère de l’Enseignement supérieur relatif aux frais d’inscription en vigueur à partir de la rentrée prochaine a été dévoilé ce mercredi.
  • La majorité des étudiants étrangers extracommunautaires devront payer des droits d’inscription à l’université différenciés, et plus élevés que les autres, selon ce texte.

Un tour de vis plus modéré que ce qui était initialement redouté mais une hausse tout de même importante. À partir de la rentrée prochaine, la majorité des étudiants étrangers extracommunautaires devront payer des droits d’inscription à l’université différenciés, et plus élevés que les autres, selon un décret du ministère de l’Enseignement supérieur paru ce mercredi 20 mai.

À terme, les universités pourront exonérer de ces frais « jusqu’à 20% de leurs étudiants extracommunautaires » seulement, selon le texte paru au journal officiel. Cette évolution passera par deux paliers transitoires : un plafond d’exonération à 30% dès la prochaine rentrée, ramené à 25% en 2027.

Ce décret est paru dans le cadre d’un nouveau plan baptisé « Choose France For Higher Education » de Philippe Baptiste. Le ministre de l’Enseignement supérieur a annoncé le 20 avril vouloir faire appliquer strictement les droits d’inscription différenciés pour les étudiants extracommunautaires dans les universités françaises, instaurés en 2019 mais jusqu’ici peu effectifs.

Des droits d’inscription allant jusqu’à 4.000 euros

La majorité des étudiants non ressortissants de l’Union européenne devront ainsi s’acquitter de droits d’inscription fixés à 2.895 euros par an en licence, contre 178 euros aujourd’hui, et 3.941 euros en master, contre 254 euros. 

Selon le décret, les étudiants bénéficiant d’une exonération de droits d’inscription pour l’année 2025-2026 le resteront « jusqu’au terme de leur cycle universitaire », « sous réserve qu’ils poursuivent les formations correspondantes auprès de l’établissement qui leur a accordé cette exonération ». Les étudiants ayant obtenu une exonération de droits pour 2026-2027 avant l’entrée en vigueur du décret « en conservent le bénéfice sous les mêmes conditions ».

Après une première journée de manifestation qui a rassemblé quelques centaines de personnes le 12 mai, une intersyndicale a appelé à une nouvelle mobilisation le mardi 26 mai contre cette mesure que les syndicats jugent « injuste et incohérente ».

JC avec AFP

Share.
Exit mobile version