- Onze personnes ont été interpellées mardi en France dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement début décembre d’un quinquagénaire.
- L’homme avait été violenté par ses ravisseurs, lesquels exigeaient une rançon à son fils installé à Dubaï.
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Les tentatives d’enlèvement se multiplient dans le monde des cryptomonnaies
Un vaste coup de filet dans l’affaire de l’enlèvement d’Eaubonne. Onze personnes ont été interpellées mardi en France dans le cadre de l’enquête sur l’enlèvement début décembre d’un quinquagénaire, violenté par ses ravisseurs. Ces derniers avaient exigé une rançon auprès de son fils, installé à Dubaï.
Selon nos informations les onze mis en cause ont été interpellés par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la criminalité (OCLCO), ceux de la police judiciaire du Val d’Oise et de Creil. Leur garde à vue peuvent durer jusqu’à 96 heures.
Quatre hommes encagoulés
Début décembre, un homme de 53 ans avait été enlevé à Eaubonne (Val d’Oise) avant d’être retrouvé nu et blessé dans une forêt, près d’une commune voisine. Les ravisseurs avaient réclamé à son fils « 300.000 euros dans une première vidéo puis la même chose dans une autre vidéo où on voyait la victime être violentée plus fort
« , avait rapporté alors à l’AFP une source proche de l’enquête.
Le fils est un entrepreneur dans le domaine de la cybersécurité pour des détenteurs de cryptomonnaies, selon une source proche du dossier. Le quinquagénaire avait expliqué aux enquêteurs avoir été enlevé par quatre hommes encagoulés. Parmi les pistes explorées par les enquêteurs figure celle d’une tentative d’extorsion de fonds liée aux cryptomonnaies.
Les rapts contre rançon ou tentatives d’enlèvement liés aux cryptomonnaies, parfois spectaculaires, ont connu une recrudescence ces derniers mois. Dans nombre de ces affaires, plusieurs suspects ont été interpellés, mis en examen et placés en détention provisoire. Devant l’importance de ce phénomène, le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), opérationnel depuis début janvier, a annoncé vendredi s’être saisi de six faits d’enlèvements ou séquestrations en bande organisée.
Ces faits, accompagnés de violences, ont été commis entre les 18 décembre et 14 janvier en Charente-Maritime, dans la Sarthe, le Maine-et-Loire, les Yvelines, les Hauts-de-Seine et en Haute-Savoie.









