Pauline Givord, cheffe du département des études économiques de l’Insee et coautrice d’une étude parue en 2021 et intitulée « Qu’est‑ce qu’un bon lycée ? Mesurer les effets établissements, au‑delà de la moyenne », revient sur l’intérêt des « indicateurs de valeur ajoutée », alors que le ministre de l’éducation nationale publie, mercredi 2 avril, ses données sur le sujet pour l’année 2024. Des chiffres qui permettent d’« aller au-delà des effets de réputation et d’offrir une information plus complète sur l’action des établissements », selon l’économiste.
D’où vient la volonté de créer des indicateurs pour cerner ce qu’est un « bon établissement » ?
Il y a essentiellement deux raisons pour lesquelles on se penche sur cette question, en France comme à l’international, à partir des années 1980-1990. La première dimension est de l’ordre du pilotage par les autorités, qui cherchent à savoir quels établissements fonctionnent le mieux et comment sont utilisées les ressources qui leur sont octroyées. La seconde relève de l’information aux parents, qui se demandent quel sera le meilleur établissement pour leur enfant.
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