- Le ministère de la Santé dresse une liste de « gestes simples » pour réduire son exposition aux PFAS.
- Il recommande notamment de manger des produits de saison, de boire de l’eau du robinet, ou encore de limiter l’usage des textiles traités.
- Les « polluants éternels » peuvent avoir des « effets délétères » sur la santé, comme l’augmentation du risque de cancers et effets sur la fertilité.
Les « polluants éternels » sont omniprésents dans l’environnement, les aliments et les produits du quotidien. S’il n’existe pas de traitement pour éliminer les PFAS, « des gestes simples »
peuvent réduire l’exposition personnelle à ces substances chimiques « très persistantes »
et pour lesquelles « il existe des preuves sanitaires solides »
d’effets sur la santé, indique le ministère de la Santé dans une documentation diffusée ce mercredi 22 avril.
Dans une fiche destinée aux professionnels de santé, la direction générale de la Santé explique que si « toute la population est exposée »
à cette vaste famille de polluants, certains peuvent être surexposés, comme les travailleurs de l’industrie fabriquant des PFAS ou manipulant des produits les contenant, et les habitants de zones de « contamination plus marquée ».
Différents facteurs, notamment le niveau d’exposition, peuvent en effet faire varier fortement le risque sanitaire.
Varier son alimentation
Invitant les professionnels de santé à se montrer plus vigilants avec ces catégories de personnes ainsi qu’avec les femmes enceintes, ou allaitantes, et les nourrissons, particulièrement vulnérables, le ministère de la Santé préconise de « réduire (son) exposition personnelle par quelques gestes simples ».
Le ministère recommande ainsi, dans des documents à destination du grand public également diffusés ce mercredi, de varier son alimentation en mangeant de saison, bio si possible, cuisiné maison et de boire de préférence de l’eau du robinet, soumise à des contrôles « en cas de non-conformité »
et pour laquelle « des restrictions d’usage peuvent être mises en place »
.
Privilégier les produits cosmétiques « simples »
À la maison, il convient de limiter l’usage des emballages résistants à l’eau et aux graisses, d’éviter poêles antiadhésives, bouilloires et contenants en plastique, « surtout usés »,
pour privilégier le verre, l’inox et la fonte, et de ne pas chauffer les aliments dans du plastique.
Il est aussi conseillé d’aérer les pièces dix minutes par jour, de faire des lavages humides des sols, avec des produits d’entretien simples (savon noir, vinaigre…), de limiter l’usage des textiles traités et des produits antitaches ou imperméabilisants.
Le ministère incite aussi à limiter l’usage des cosmétiques résistants à l’eau (waterproof) ou « longue tenue »
pour privilégier les produits « simples »
et labellisés « bio »
, les vêtements en fibres naturelles, de seconde main ou de marques n’utilisant pas de PFAS.
Comme ces documents le rappellent, ces PFAS, pour substances per- et polyfluoroalkylées, « peuvent avoir des effets délétères sur la santé humaine : augmentation du taux de cholestérol, cancers, effets sur la fertilité et le développement du fœtus, etc ».









