- Les États-Unis mettent en garde leurs ressortissants et les invitent à quitter sans délai le Venezuela.
- Des risques sécuritaires sont mis en avant par Washington.
- Pendant ce temps-là, Nicolás Maduro a fait savoir par la voie de son fils qu’il allait bien.
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Venezuela : Nicolas Maduro capturé par les États-Unis
Jugeant la situation sécuritaire instable dans le pays, le gouvernement des États-Unis a appelé samedi ses ressortissants à quitter « immédiatement »
le Venezuela. Le département d’État a enjoint tous les Américains à ne pas voyager dans le pays, invitant tous ceux qui s’y trouvent déjà à faire leurs valises. Il a évoqué la présence de « groupes de milices armées, connus sous le nom de colectivos, qui installent des barrages routiers et fouillent des véhicules à la recherche de preuves de citoyenneté américaine ou de soutien aux États-Unis ».
Cette alerte américaine « repose sur des récits inexistants visant à créer une perception de risque qui n’existe pas »
, a rétorqué Caracas dans un communiqué. Les autorités vénézuéliennes ont ajouté que le pays jouissait « d’un calme, d’une paix et d’une stabilité absolus ».
Une nouvelle attaque américaine a été annulée
En marge de ces annonces, le président vénézuélien déchu Nicolás Maduro a partagé quelques mots depuis le centre de détention de Brooklyn, à New York. « Nous allons bien. Nous sommes des combattants »
, a-t-il assuré. Des propos relayés par son fils dans une vidéo publiée samedi. Accusés notamment de trafic de drogue, Nicolás Maduro et la Première dame Cilia Flores ont plaidé non-coupable lors de leur présentation lundi devant la justice américaine. Ils restent à l’heure actuelle incarcérés depuis aux États-Unis, dans l’attente d’une prochaine audience le 17 mars.
Dans la foulée de la chute surprise de Maduro, l’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a été investie présidente par intérim. Elle se retrouve désormais à négocier sur plusieurs fronts avec Washington, les États-Unis souhaitant notamment profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes. Côté vénézuélien, le gouvernement rapporte qu’il a « décidé d’entamer un processus exploratoire »
en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2019.
Après une visite de diplomates américains à Caracas vendredi, « l’administration Trump reste en contact étroit avec les autorités intérimaires »
, indique samedi un responsable du département d’État. Donald Trump a affirmé avoir « annulé »
une nouvelle attaque américaine sur le Venezuela du fait de la « coopération »
de Caracas, et Washington entend « dicter »
toutes ses décisions. Elle a rétorqué que son pays n’est ni « subordonné, ni soumis »
à Washington.










