Le spectacle vivant serait-il en train de vivre un plan social à bas bruit qui ne dit pas son nom ? Gel des embauches, licenciements, non-remplacement des départs à la retraite ou des contrats à durée déterminée, difficultés pour les compagnies à trouver les financements pour monter leurs créations et perte prochaine du régime d’assurance-chômage pour des intermittents qui ne parviennent plus à justifier du nombre de cachets nécessaires…
Derrière la baisse des budgets du ministère de la culture et des collectivités locales – entre 2024 et 2025, 49 % des collectivités et intercommunalités ont baissé leurs budgets culturels contre 21 % entre 2023 et 2024, selon les chiffres de l’Observatoire des politiques culturelles – et la diminution du Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle (le Fonpeps, passé de 60 millions en 2025 à 40 millions en 2026), ce sont des lieux et des compagnies qui sont menacés de disparition.
« Notre secteur fait face à un empilement de menaces », constatent les responsables du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), première organisation d’employeurs du spectacle vivant subventionné, pour qui le service public du théâtre est en danger. Les professionnels subissent une cure d’austérité dont les dégâts collatéraux obligent chacun à trouver des solutions. Acteurs, compagnies, lieux intermédiaires, établissements publics ayant pignon sur rue : plus personne n’est à l’abri dans un secteur où la chute d’un domino peut entraîner, par effet de capillarité, l’effondrement du jeu tout entier.
Il vous reste 86.45% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











