Les chefs d’Etat et de gouvernement d’une vingtaine de pays et les responsables d’une dizaine d’organisations internationales et régionales ont afflué dans la mégapole chinoise de Tianjin pour participer lundi 1er septembre au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghaï (OCS), le premier depuis le retour à la Maison Blanche de Donald Trump.
Le Russe Vladimir Poutine est arrivé dimanche 31 août matin. Son homologue chinois a multiplié les entretiens bilatéraux, notamment avec le Premier ministre indien, Narendra Modi, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, dimanche. Les deux grands alliés chinois et russe doivent s’entretenir mardi à Pékin.
Ce rendez-vous, décrit comme le plus important depuis la création de l’OCS en 2001, a lieu dans un contexte de crises multiples touchant directement ses membres : confrontation commerciale des Etats-Unis avec la Chine et l’Inde, guerre en Ukraine ou querelle nucléaire iranienne.
L’OCS associe 10 Etats membres et 16 pays observateurs ou partenaires et représente presque la moitié de la population mondiale et 23,5 % du produit intérieur brut de la planète. La communication officielle chinoise vante le sommet comme un modèle de multilatéralisme – sous-entendu face à l’unilatéralisme américain.
Il ouvre une séquence au cours de laquelle la Chine entend faire étalage de son emprise diplomatique, mais aussi de sa puissance militaire, tout en se présentant comme un pôle de stabilité dans un monde divisé.
M. Poutine et plusieurs autres participants assisteront mercredi à la démonstration par leur hôte de ses capacités militaires, à la faveur d’un grandiose défilé célébrant à Pékin les 80 ans de la fin de la seconde guerre mondiale. Le leader nord-coréen, Kim Jong-un, sera également présent.