Les évêques étaient attendus au tournant et le savaient. Outre l’élection du nouveau président de la conférence qui les réunit, les hiérarques de l’Eglise catholique devaient, en cette semaine d’assemblée plénière à Lourdes, du lundi 31 mars au vendredi 4 avril, rendre public le dispositif de suivi des victimes adultes de violences sexuelles. Ils devaient aussi désigner les nouveaux responsables de l’enseignement catholique. Deux sujets particulièrement brûlants à l’heure où se multiplient les témoignages de victimes agressées à tous les âges au sein de l’institution, et où les révélations sur les mauvais traitements et les viols commis dans des établissements catholiques semblent surgir de toute la France.
Les évêques ont d’ailleurs commencé leur semaine d’assemblée par une session d’un jour et demi (lundi et mardi) réservée à l’écoute des victimes, profitant de l’occasion pour rencontrer d’anciens élèves de Notre-Dame de Bétharram, établissement privé catholique des Pyrénées-Atlantiques, venus raconter ce qu’ils y avaient subi.
C’est Eric de Moulins-Beaufort, archevêque de Reims, qui, pour sa dernière conférence de presse en tant que président de la Conférence des évêques de France (CEF), a présenté le dispositif de suivi des victimes adultes. Pour les victimes mineures, la CEF avait mis en place, après la remise du rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Eglise (Ciase), en 2021, une instance de réparation saluée pour son travail. Il n’en sera rien pour les majeurs, dont les cas seront traités diocèse par diocèse.
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