- Les lapins deviennent un fléau dans l’Hérault où ils détruisent des cultures et creusent leur terrier sous des voies ferrées.
- Les agriculteurs appellent l’État à l’aide, car rien ne semble efficace pour limiter cette prolifération.
- La coopérative locale déplore 1,5 million d’euros de pertes cette année.
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Le 13H
Le jour, les lapins se réfugient dans leur terrier, près des voies ferrées, mais la nuit, comme on le voit sur ces images infrarouges, ils sortent par milliers et peuvent parcourir jusqu’à deux kilomètres, s’attaquant aux cultures environnantes. La coopérative locale déplore 1,5 million d’euros de pertes rien que cette année. ré, vous voyez à droite un blé vert mais ici il n’y a plus rien »,
déplore ci-dessus Jean Lariot, exploitant agricole et directeur de la coopérative d’utilisation de matériel agricole en commun (Cuma) à Mauguio Hérault. Les lapins ont tout grignoté. « Il y a la perte qui est terrible, mais c’est l’angoisse de notre travail, et voir un résultat comme ça, c’est insupportable »,
poursuit l’agriculteur.
Le jour, les lapins se réfugient dans leur terrier, près des voies ferrées, mais la nuit, comme on le voit sur ces images infrarouges, ils sortent par milliers et peuvent parcourir jusqu’à deux kilomètres, s’attaquant aux cultures environnantes. La coopérative locale déplore 1,5 million d’euros de pertes rien que cette année. « Ce qui est vraiment inquiétant, en plus des pertes sur les cultures, c’est de savoir le danger que ça pourrait représenter si la voie ferrée venait à s’écrouler. Il y a de quoi avoir peur quand on prend le train »,
s’inquiète Jean-Luc Leydier, président de la coopérative. Mais la SNCF et le gestionnaire de ligne assurent qu’il n’y a aucun risque pour la circulation des trains.
Les opérations se multiplient
Pour tenter de stopper la prolifération, les opérations se multiplient depuis plusieurs mois. Furetages, périodes de chasse allongées, le jour, mais aussi la nuit, avec des lieutenants de louveterie, protection des cultures… mais rien ne semble fonctionner. « Ils ont dégradé le premier filet, j’ai été obligé d’en mettre un deuxième mais à mon avis l’arbre est condamné « ,
montre Pierre Villiet, agriculteur. Cet arbre, mais probablement tout le verger de Pierre, ce qui représente 50.000 euros de pertes, sans compter le manque à gagner de la future récolte. « Les lapins font même les terriers carrément dans le verger »,
déplore-t-il. Et de poursuivre : « Je trouve qu’on n’est pas aidé, que les pouvoirs publics devraient davantage s’impliquer dans ce phénomène qui devient dramatique. »
Jean-Luc Meissonier, maire de Baillargues, lui, s’est saisi du problème. Il y a deux ans, il avait mené une campagne choc, notamment avec l’affiche que l’on voit ci-dessus. « Pour cela, mélanger au lapin, poivre, l’oignon émincé, l’ail écrasé »,
peut-on y lire. « Si vous ne faites pas des affiches ‘provoc’, les gens ne réagissent pas. C’est un fléau aussi écologique. Une fois qu’il n’y aura plus de possibilité de ronger l’agriculture, notamment le maraîchage, ils vont s’attaquer aux arbres des uns, des autres, des jardins »
, explique ce dernier.
Selon la préfecture, un précédent existait au début des années 2010, à l’ouest de Montpellier cette fois-ci. Le phénomène s’est résorbé depuis.












