- Née au Québec, Hélène Mercier-Arnault est une pianiste-concertiste de renommée internationale.
- Elle est aussi l’épouse de Bernard Arnault, l’une des plus grandes fortunes au monde.
- Préférant la lumière des salles de concerts, elle se confie rarement, mais elle fait une exception ce dimanche 22 février face à Audrey Crespo-Mara.
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Sept à huit
Hélène Mercier-Arnault pourrait facilement devenir schizophrène, car depuis 35 ans, elle a deux vies entremêlées : celle de pianiste-concertiste de renommée mondiale et celle d’épouse de l’homme d’affaires Bernard Arnault, PDG de LVMH et l’une des plus grandes fortunes au monde. Est-ce pour cela qu’elle n’accorde jamais d’interview ? Par pudeur aussi, peut-être, qui doit beaucoup à ses origines canadiennes. Elle a pourtant accepté d’être « Le Portrait de la semaine » d’Audrey Crespo-Mara, ce dimanche 22 février à 19h30 sur TF1 et en streaming sur TF1info et TF1+, alors que sort le 6 mars son dernier album « Lost to the world », chez Warner Classics.
Hélène Mercier-Arnault a deux vies entremêlées depuis 35 ans, celle de pianiste-concertiste de renommée mondiale et celle d’épouse de Bernard Arnault, l’une des plus grandes fortunes au monde. Elle est le « Portrait de la Semaine » d’ @audrey_crespo , dimanche à 19h30 sur @TF1 . pic.twitter.com/B2E3Q1ZMfE — Sept à Huit (@7a8) February 21, 2026
Hélène et le piano, c’était comme une évidence. Elle a commencé à en jouer à l’âge de six ans dans son Québec natal. À douze ans, elle était déjà en concert. Depuis, cette virtuose s’est produite dans les plus grandes salles en Europe et en Amérique du Nord : à Paris (théâtre des Champs-Élysées, théâtre du Châtelet, salle Gaveau, salle Pleyel…), à Londres (Southbank Centre, Wigmore Hall), en Allemagne (Konzerthaus de Berlin et Gewandhaus de Leipzig, Dresde), mais aussi à Montréal, Washington ou encore New York.
Il m’a impressionnée parce qu’il jouait toutes les études de Chopin, donc ça supposait qu’il avait passé beaucoup de temps devant son instrument pour arriver à ce niveau-là.
Il m’a impressionnée parce qu’il jouait toutes les études de Chopin, donc ça supposait qu’il avait passé beaucoup de temps devant son instrument pour arriver à ce niveau-là.
Hélène Mercier-Arnault à propos de Bernard Arnault
Inutile de préciser que si le patron de LVMH n’avait pas été un pianiste fervent, il n’aurait jamais illuminé son regard. « On a parlé que de ça en fait »,
dit-elle. La jeune femme, grande blonde, croise ce chef d’entreprise, de quinze ans son aîné, en 1990 chez des amis. Et c’est cette passion commune qui la séduit. « Je trouvais qu’il avait tout de suite des connaissances et du goût. Il m’a impressionnée parce qu’il jouait toutes les études de Chopin, donc ça supposait qu’il avait passé beaucoup de temps devant son instrument pour arriver à ce niveau-là. Il était très humble en même temps, il disait qu’il jouait très, très mal. Quand je l’ai entendu, j’ai été très, très étonnée et admirative »
, ajoute-t-elle.
Son oreille musicale perçoit alors l’homme hypersensible, derrière le costume du businessman. « Il était complètement à nu et son âme était là. C’est vrai que vous pouvez pas mentir, vous ne pouvez rien cacher quand vous jouez. Vous ne pouvez pas prétendre, sinon ça s’entend tout de suite. Son compositeur préféré était Chopin et c’est encore le cas. C’est quand même le romantisme par excellence. Donc, comment ne pas être séduite par un homme romantique ? »
, clame-t-elle. Un an après leur rencontre, ils se marient. Ils auront trois fils : Alexandre, Frédéric et Jean, qui pratiquent la musique eux aussi. Décidément, c’est une affaire de famille.
Mon mari a été très clair là dessus, il est toujours là. Je ne pense pas que tout le monde ait forcément envie de lui succéder.
Mon mari a été très clair là dessus, il est toujours là. Je ne pense pas que tout le monde ait forcément envie de lui succéder.
Hélène Mercier-Arnault
L’ennui, quand on est l’épouse d’une des plus grosses fortunes mondiales, c’est qu’il y a le qu’en dira-t-on. Il se dit ainsi que la succession de Bernard Arnault, 76 ans, attise les rivalités au sein de la fratrie, entre les aînés Delphine et Antoine, nés d’une première union, et ses trois fils. Tous ont des postes au sein du groupe LVMH et ils possèdent chacun 20 % de la structure de contrôle. Une guerre de succession est-elle engagée ?
Hélène Mercier-Arnault n’a pas l’intention de botter en touche et répond du tac au tac : « À ma connaissance, pas du tout, et à la connaissance de mon mari non plus »,
lance-t-elle. Et de préciser : « Mon mari a été très clair là-dessus, il est toujours là. Je ne pense pas que tout le monde ait forcément envie de lui succéder. Et je pense que tout le monde est assez bien élevé, intelligent et sensible, pour faire passer le sens de la famille et la vérité des émotions avant des luttes de pouvoir »,
affirme-t-elle.
Selon le journal Libération
, Hélène Mercier-Arnault serait pourtant pointée du doigt par une partie de la famille comme une source de déstabilisation, manœuvrant pour privilégier ses trois fils. Mais pour elle, « c’est un discours médiatique qui est très loin de la réalité »
. « Vous imaginez une mère qui pousserait ses fils aux hautes fonctions ? »
, interroge-t-elle. « J’ai absolument pas besoin de vivre par procuration. Et en plus, ça serait inhumain de les pousser à ce point. Le projet de LVMH et de ses enfants autour de lui, c’est le projet de mon mari, c’est pas le mien. C’est vraiment pas mon combat ! »
, conclut-elle.









