Du jamais vu depuis 2020 et la panique causée par le Covid-19 : Wall Street a accentué sa chute, vendredi 4 avril, après que la Chine a annoncé qu’elle répliquait aux droits de douane imposés par Donald Trump. L’indice S&P 500, qui représente les grandes entreprises, a fini en baisse de 6 % tandis que le Nasdaq, riche en valeurs technologiques, perdait 5,8 % En deux jours, les deux indices ont reculé de plus de 10 %. Depuis le plus haut atteint dans la foulée de l’élection de Donald Trump, les deux indices ont perdu respectivement 17,5 % et 22,5 %. Les opérateurs estiment qu’au-delà de 20 %, on entre dans un marché durablement baissier.
Au total, plus de 6 000 milliards de dollars de valorisation ont disparu en deux jours. Les « Magnificent Seven » (Google, Apple, Microsoft, Amazon, Meta, Tesla, Nvidia) ont perdu, à eux seuls, 1 800 milliards de capitalisation. La correction a touché les magnats de la tech et donne lieu à ricanement. Selon l’indice des milliardaires de Bloomberg, Elon Musk (Tesla), Jeff Bezos (Amazon) et Mark Zuckerberg (Meta) avaient perdu, jeudi soir et depuis le début de l’année, respectivement 110, 37 et 18 milliards de dollars. Seul l’investisseur prudent Warren Buffet, qui avait commencé à liquider ses actions, notamment ses titres Apple, au cours de l’année 2024, a vu sa fortune progresser de 23 milliards de dollars. « Un seul de ces hommes n’a pas assisté à la cérémonie d’investiture de Donald Trump », persifle sur X l’économiste de Harvard Jason Furman, moquant l’allégeance vaine des trois tycoons de la tech à Donald Trump.
Il vous reste 71.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.