- Une équipe grenobloise a mis au point des lunettes connectées destinées spécifiquement aux coureurs.
- Pesant seulement 37 grammes, elles sont 2 fois plus légères que leurs concurrentes, et vendues 2 fois moins cher.
- Une performance made in France, présentée au Salon de l’optique à Paris ce week-end.
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Le 13H
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Vous croyez voir des lunettes sur le nez de ce joggeur ? Jean-Christophe, lui, voit bien plus. « On est à peine à 10 km/h et ça fait 32 secondes qu’on court »
, affirme-t-il dans le reportage du 13H ci-dessus. Sa vitesse, son rythme cardiaque, son temps de course, sont les informations qu’il peut lire en temps réel à travers les verres connectés à sa montre.
« Tout ce que vous voyez sur la montre s’affiche sur ma lunette »
, explique-t-il au micro de TF1. Plus besoin de scruter son poignet en pleine course. Et visiblement cela change tout. « C’est toujours motivant de savoir exactement à combien on est »
, affirme le coureur. L’autre grande particularité de cette paire de lunettes intelligentes, c’est qu’elle a été conçue, non pas en Asie ou aux États-Unis comme la plupart, mais dans le centre-ville de Grenoble.
Et même sur le toit d’un immeuble, où celui qui les conçoit court aussi. « À la base, je ne suis pas sportif, mais depuis un an et demi, je m’y suis remis »
, sourit-il. Le secret des lunettes connectées mises au point par Eric Marcellin-Dibon, c’est comme en cuisine, il faut peser les ingrédients. « 67 grammes, une lunette connectée américaine »
, montre le cofondateur de la société Engo, alors qu’avec son produit, « on est à 37 grammes, 30 grammes de différence, ça change tout. Pour la course à pied, pour le vélo, au-dessus de 40 grammes, les lunettes deviennent un peu trop lourdes. «
Si ces lunettes made in Grenoble sont 2 fois plus légères que leurs concurrentes, c’est qu’elles n’ont pas vocation à filmer. Et elles sont vendues deux fois moins chères, 350 euros en moyenne. « C’est comme un écran de téléviseur qui consomme très peu d’énergie »
, argumente Eric Marcellin-Dibon.
Un exploit pour cette start-up française de seulement 25 salariés, qui a des allures de bloc opératoire. Les verres viennent d’Italie, les branches d’Asie. Mais l’écran et le projecteur sont conçus et assemblés ici par Jérôme Bellot, qui n’en est pas peu fier. « Vive la France ! »
, déclare-t-il au micro de TF1, « c’est une certaine fierté, une certaine reconnaissance. On n’est pas plus bêtes, on est capables. »
Aux as du codage revient ensuite le soin d’installer les applications. Contrairement à la plupart d’entre nous, Eric, le patron, ne cherche donc jamais ses lunettes. « J’en ai beaucoup chez moi et un peu partout »
, s’amuse-t-il. La gamme se décline en fonction du sport pratiqué, avec par exemple des modèles conçus spécifiquement pour la voile. L’entreprise en vend déjà 10.000 par an, mais espère équiper demain tous les sportifs du monde, et sur tous les terrains.
La rédaction de TF1info | Reportage : Gaëlle CHARNAY et Quincy RUSSELL

