- Cinq hommes ont été interpellés ce dimanche à proximité de la base de Fairford, au sud-ouest de l’Angleterre.
- Ils sont soupçonnés d’avoir voulu préparer « un acte terroriste » contre ce site utilisé par les États-Unis dans le cadre du conflit avec l’Iran.
- Dans l’après-midi, Donald Trump s’est félicité de ces arrestations.
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Moyen-Orient : le bras de fer se poursuit entre l’Iran et les États-Unis
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Les autorités britanniques évoquent « un incident majeur ».
Cinq hommes ont été arrêtés ce dimanche dans le Gloucestershire, dans le sud-ouest de l’Angleterre, soupçonnés de préparer « un acte terroriste »
dans le périmètre de la base de la Royal Air Force de Fairford. Un site utilisé depuis le printemps dernier par les États-Unis dans le cadre du conflit avec l’Iran. « Les arrestations ont été fantastiques »
, a réagi dans l’après-midi Donald Trump. Voici ce que l’on sait à ce stade.
C’est quoi la base Fairford ?
Fairford est la base britannique de la 501ᵉ escadre de soutien au combat, une escadre administrative de l’US Air Force.
En mars, l’ancien Premier ministre travailliste Keir Starmer a donné son autorisation pour que les États-Unis mènent des actions « défensives » contre des sites de missiles iraniens à partir de deux bases britanniques, dont celle de Fairford, située à proximité de la petite commune rurale de 4.000 habitants du même nom.
C’est dans ce cadre qu’elle accueille la 501ᵉ escadre de soutien au combat, une escadre administrative de l’US Air Force. D’après les dernières informations fournies par cette dernière, la base hébergerait des avions et 879 militaires et 159 civils américains, en plus des troupes et civils britanniques.
Celle-ci a déclaré dans un communiqué qu’aucun de ses membres n’avait été impliqué dans l’incident. « Nous poursuivons notre étroite coordination avec nos partenaires britanniques pour garantir la sécurité de nos militaires et des habitants »
, a-t-elle indiqué.
Que s’est-il passé ?
D’après la BBC, l’alerte a été donnée dans la nuit de samedi à dimanche, par un habitant d’un village proche qui avait aperçu trois camionnettes suspectes prendre la direction de la base militaire. Dans la foulée, la police a procédé à l’arrestation de cinq hommes, d’abord soupçonnés d’infractions liées aux explosifs.
Dans l’après-midi, la police métropolitaine de Londres est allée plus loin en indiquant qu’ils étaient soupçonnés de préparer « un acte terroriste »
. Des images aériennes diffusées en début de journée par les médias britanniques montraient un robot de déminage à l’œuvre sur une route de campagne, se déplaçant autour de trois camionnettes blanches.
« Un périmètre de sécurité de 400 mètres a été mis en place autour des véhicules tandis que l’unité de déminage de l’armée procède aux examens. Par mesure de précaution, environ 85 foyers ont été évacués »
, a indiqué Vicki Evans, coordinatrice nationale de la lutte antiterroriste dans un communiqué.
D’après la BBC, les autorités ont mis un parc de loisirs à disposition de celles et ceux qui ne seraient pas en mesure d’être relogés chez des membres de leur famille ou des amis. Ils pourraient être contraints d’y passer la nuit, le temps que la zone soit sécurisée.
Trump salue des arrestations « fantastiques »
« Les arrestations au Royaume-Uni sont fantastiques »
, a réagi cet après-midi Donald Trump, alors qu’il s’apprêtait à embarquer sur Air Force One. « Ils avaient prévu de causer des dégâts importants. Nous les suivions depuis longtemps et maintenant nous les avons attrapés. Nous aurions pu subir une attaque terroriste importante ».
Plus discret, le Premier ministre Andy Burnham est tenu informé de la situation, a indiqué un porte-parole du gouvernement. « Nous sommes reconnaissants envers les services d’urgence, qui ont agi rapidement pour interpeller plusieurs suspects et mettre en place des mesures pour assurer la sécurité de la population »
, a-t-il indiqué.
Un contexte de tensions croissantes
Cet incident survient dans un contexte d’inquiétudes croissantes concernant les actions d’États étrangers sur le sol britannique. La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a récemment accusé l’Iran et la Russie de faire appel à des intermédiaires pour mener des activités criminelles au Royaume-Uni.
Par ailleurs, des sites militaires britanniques ont été visés par des drones à plus de 300 reprises sur les douze derniers mois, selon des données publiées mi-septembre par The Independent
. Des incidents qui interviennent au moment où les pays européens dénoncent l’accroissement des attaques hybrides russes sur leur territoire.

