- Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », a été tué dimanche à l’âge de 59 ans lors d’une opération de l’armée au Mexique.
- Le fondateur du redoutable cartel Jalisco Nueva Generacion (CJNG) était considéré comme l’un des plus gros narcotrafiquants du pays.
- En réponse, une vague de violences a éclaté.
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Le Grand Dossier
Le Mexique va-t-il s’embraser après la mort de l’un des principaux chefs de cartel du pays ? Nemesio Oseguera, alias « El Mencho », a été mortellement blessé lors d’une opération dans la localité de Tapalpa, dans l’État de Jalisco. Fondateur du redoutable Cartel Jalisco Nueva Generacion
(CJNG), il était l’un des barons de la drogue les plus recherchés par le Mexique et les États-Unis, qui offraient jusqu’à 15 millions de dollars pour sa capture.
Dans la foulée de son décès, une vague de violences a éclaté dans le pays. Les membres de ce puissant cartel ont semé le chaos aux quatre coins du Mexique : 20 des 32 États du pays ont été le théâtre de scènes de violence. Des hommes armés ont mis le feu à des dizaines de commerces et semé la terreur parmi la population. La France a même appelé ses ressortissants à se confiner.
« Hier (dimanche), le retour à Mexico a été un peu compliqué. J’habite et je travaille dans l’État d’Oaxaca, qui est normalement à sept heures de bus à peu près. Nous avons mis pas loin de dix heures, à cause des suites des blocages sur la route qui bloquaient le passage du bus
« , explique Margaux Guiheneuc, une Française qui habite au Mexique depuis treize ans.
« On est parti sans savoir l’information. Je pense que le bus ne serait peut-être pas parti, d’ailleurs. […] Mais à aucun moment, il n’y a eu d’évacuation ou de panique. Ça s’est fait vraiment très tranquillement. Je regarde aussi les informations et je vois les images de ce qui se passe dans l’État de Jalisco, notamment, et certaines autres villes. Mais ce n’est pas représentatif de l’ensemble du pays. Ici, à Mexico, tout est calme. Les gens sont allés au travail, à l’école
« , rassure-t-elle.
« On est plus habitués aux catastrophes naturelles qui perturbent les activités. Là, c’est vrai que parler de confinement dans certaines régions, d’éviter de sortir, c’est la première fois
« , conclut-elle.












