De la ville futuriste The Line, qui devait s’étendre sur 170 kilomètres dans le désert du Nord-Ouest saoudien, ne sortiront de terre qu’un ou deux immeubles. Ce projet constitué de deux immenses parois en miroir, fruit de l’imagination du prince héritier, Mohammed Ben Salman, dit « MBS », et de créateurs hollywoodiens, devait être le maillon central de Neom. Cette mégalopole high-tech, avec taxis volants et écoles par hologramme, servait de vitrine à Vision 2030, le plan de modernisation du royaume dévoilé par « MBS », en 2017.
Mais ces ambitions démesurées ont vécu. A la place de ces gadgets tapageurs, Neom accueillera des centrales d’hydrogène vert, d’énergie solaire et éolienne, et des centres de données. La cité, qui se rêvait en nouvelle Dubaï, se réoriente vers l’intelligence artificielle (IA) et les énergies renouvelables, secteurs désormais prioritaires de la nouvelle stratégie saoudienne de diversification économique.
Redimensionnés ou tout bonnement abandonnés, les mégaprojets de « MBS » ne tiennent plus la vedette des forums d’investissement, organisés au sein du royaume. Ils ont été remplacés par des projets moins pharaoniques, dans des domaines davantage générateurs de revenus. Le Fonds d’investissement public, le fonds souverain saoudien doté de 925 milliards de dollars (784 milliards d’euros), et principal instrument de financement de Vision 2030, a acté ce tournant dans sa stratégie 2026-2030, dévoilée en catimini en février. L’accent est mis sur l’IA, les ressources minières, l’industrie et le tourisme.
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