« Achraf, total soutien. » Le 25 février, lors du match retour de barrages de la Ligue des champions de football contre Monaco, le Collectif ultras Paris, groupe des ultras du Paris Saint-Germain (PSG), déployait, dans le virage Auteuil du Parc des Princes, à Paris, une banderole de soutien à Achraf Hakimi, vice-capitaine de l’équipe. La veille, une juge d’instruction avait ordonné la mise en accusation pour « viol » du joueur devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine.
Le message des supporteurs, très visible, avait rapidement été conspué par plusieurs associations et militantes féministes, soulignant la responsabilité du club dans l’affaire. Sur Instagram, la conseillère de Paris (Les Ecologistes) Alice Coffin avait notamment rappelé qu’elle avait été brutalisée par le service d’ordre du Parc des Princes lorsqu’elle avait tenté, en 2023, de déployer dans les tribunes une banderole de soutien à des footballeuses victimes d’agressions sexuelles.
Si les dirigeants du Collectif ultras Paris et leur avocat n’ont pas répondu au Monde, l’état-major du PSG, lui, tente aujourd’hui de tenir une délicate position d’équilibriste, entre défense de son salarié, indulgence pour ses fans et obligations morales.
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