La Belgique va assister, jeudi 12 mars, à une nouvelle mobilisation syndicale, la huitième du genre depuis 2025. Une manifestation nationale sera organisée à Bruxelles et le transport aérien sera paralysé. Les aéroports de Bruxelles-Zaventem et Charleroi-Bruxelles Sud n’assureront aucun vol au départ et les vols à l’arrivée seront perturbés. L’offre de transports en commun sera également réduite dans les trois régions du pays.
Le trafic ferroviaire, touché par des grèves commencées dimanche 8 mars et censées s’achever mercredi 11 mars au soir, devrait quant à lui être en partie rétabli : les syndicats entendent permettre aux manifestants de se rendre dans la capitale pour une mobilisation qui, ils l’espèrent, sera aussi importante que celle d’octobre 2025, quand quelque 100 000 personnes – 140 000 selon les organisations de travailleurs – se sont rassemblées à Bruxelles.
A l’aéroport de Bruxelles-Zaventem, les personnels chargés de la sécurité et de la manutention interrompront le travail : la direction a dès lors décidé d’annuler tous les vols passagers au départ. La situation sera identique à Charleroi. « Nous regrettons sincèrement les désagréments causés par ces actions syndicales », déclare la compagnie SN Brussels Airlines, membre du réseau Lufthansa Group. Elle estime qu’au total 100 000 passagers ont jusque-là été affectés par les sept mouvements de grève qu’a connus le secteur. L’aéroport de Bruxelles a, lui, dénombré au total 2 400 vols annulés et plus de 275 000 voyageurs touchés. Le VOKA, le puissant réseau des entrepreneurs flamands, réclame l’instauration d’un service minimum pour les aéroports.
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