- Quatre personnes ont été entendues en garde à vue mercredi dans l’affaire de la tête de porc retrouvée devant le domicile de Christian Estrosi.
- Deux des quatre suspects ont été relâchés, tandis que les auditions se poursuivent pour les deux autres.
- Le maire sortant de Nice avait dénoncé une tentative de manipulation politique, à quelques jours du premier tour des municipales.
Quatre nouvelles personnes sont entendues dans l’affaire de la tête de porc retrouvée devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi. Deux hommes et deux femmes ont été placés en garde à vue mercredi 11 mars, alors que deux personnes sont déjà placées en détention provisoire, a annoncé le parquet.
Si la garde à vue des deux femmes, âgées d’une soixantaine d’années, a été levée dans l’après-midi, les deux hommes étaient toujours entendus en fin de journée, et leur garde à vue pourrait durer jusqu’à 48 heures. L’un, âgé d’une quarantaine d’années, a été interpellé à son domicile, tandis que l’autre, un septuagénaire, a répondu à une convocation. Tous les quatre sont de nationalité française, a précisé le procureur, sans donner d’information supplémentaire sur leur implication potentielle dans cette affaire.
Des soupçons de manipulation politique
Le 27 février dernier, Christian Estrosi avait retrouvé une tête de porc devant son domicile, ainsi qu’une affiche avec une étoile de David et une insulte. L’exploitation du téléphone de l’une des deux personnes déjà interpellées dans cette affaire avait révélé des communications avec une proche collaboratrice de l’élu. Celui-ci avait alors pointé du doigt une manipulation politique à l’approche des élections municipales.
Il avait dénoncé une tentative d’infiltration, et avait mis en cause l’équipe de son opposant aux municipales, Éric Ciotti, ainsi que l’homme d’affaires conservateur Pierre-Edouard Stérin. Ce dernier a par ailleurs nié toute implication, et a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation.










