Depuis 2017, jamais encore le chef de l’Etat n’avait entrepris le déplacement jusqu’à une centrale nucléaire du groupe public EDF. Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron a choisi celle du site de Penly, en Seine-Maritime, pour le cinquième conseil de politique nucléaire depuis 2022 – le premier organisé hors de Paris. Un rendez-vous gouvernemental pour confirmer, une fois de plus, la relance de l’atome, qui est déjà la principale source d’électricité dans le pays. Et pour préciser les modalités de financement du « chantier du siècle », selon les mots du président de la République. Soit au moins six réacteurs de grande puissance à construire, par paire, dans les centrales existantes de Penly, de Gravelines (Nord) et du Bugey (Ain).
Si la Commission européenne autorise cette aide, c’est-à-dire si elle l’estime compatible avec le cadre libéralisé du marché de l’énergie, c’est « le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts » qui financera « le prêt bonifié de l’Etat », évoqué depuis un an, pour six EPR 2 (European pressurized reactors), a officialisé un communiqué de l’Elysée, jeudi 12 mars. Dit autrement, le Livret A, l’épargne préférée des Français, pourra aider à financer jusqu’à « 60 % du montant total » du programme EPR 2, poursuit le communiqué, sans mentionner une somme, ni un taux d’intérêt. Selon une source au fait du dossier, ce prêt pourrait être de l’ordre de 3 à 4 milliards d’euros par an, sur une période de quinze ans, soit 45 à 60 milliards d’euros au cumul.
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