- Un Français ayant pris l’avion avec un cas confirmé d’hantavirus a été isolé en raison de « symptômes bénins », en attendant un test.
- Ses cinq compatriotes à bord du navire touché par ce virus ne présentent pas de symptômes inquiétants à ce stade.
- Deux d’entre eux ont eux-mêmes donné des nouvelles rassurantes concernant leur état de santé et la situation à bord ce jeudi dans un communiqué.
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Hantavirus des Andes sur le bateau de croisière MV Hondius
Un Français ayant pris l’avion avec un cas confirmé d’hantavirus a été isolé en raison de légers symptômes,
en attendant un test, tandis que ses cinq compatriotes à bord du navire touché par ce virus ne présentent pas de symptômes inquiétants à ce stade. « Des tests diagnostiques sont en cours et des mesures d’isolement ont été appliquées »
pour ce patient qui a présenté des « symptômes bénins »,
selon le ministère de la Santé.
Au total, huit ressortissants français n’ayant pas pris part à la croisière ont été « identifiés comme personnes contacts d’un cas confirmé après sa sortie du navire lors d’un vol international du 25 avril 2026 entre Sainte-Hélène et Johannesburg »,
a indiqué la même source. Ces huit personnes sont de retour en France, a-t-il été précisé.
Les sept autres ont été contactées individuellement par les agences régionales de santé (ARS) et se sont vues proposer « des mesures temporaires d’isolement et d’accès au dépistage »,
a précisé le ministère.
« Aussi bien qu’on puisse aller dans ces circonstances »
Le MV Hondius fait l’objet d’une alerte sanitaire internationale depuis le weekend dernier, lorsque l’agence sanitaire des Nations unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a été informée que trois passagers étaient décédés et que la cause suspectée était l’hantavirus. Ce virus se transmet généralement à partir de rongeurs infectés, le plus souvent par l’intermédiaire de leur urine, de leurs excréments et de leur salive. Mais des experts ont confirmé que la variante du virus détectée à bord du Hondius est une souche rare qui peut se transmettre d’homme à homme. Les autorités et l’OMS se veulent toutefois rassurantes devant le « faible »
niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19. « Je veux rassurer sur le risque de transmission du virus estimé comme faible par l’OMS et la mobilisation des autorités sanitaires »,
a affirmé dans le communiqué la ministre de la Santé, Stéphanie Rist.
Les cinq Français à bord du navire « vont aussi bien qu’on puisse aller dans ces circonstances »,
a déclaré plus tôt le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. « Ils n’ont pas fait part aux médecins du centre de crise du ministère de symptômes inquiétants »,
a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. Ils sont actuellement « confinés en cabine avec une organisation sanitaire adaptée »,
a précisé le ministère de la Santé.
« Pas de panique à bord »
Deux des cinq Français présents sur le navire infecté par l’hantavirus, ont d’ailleurs eux-mêmes donné des nouvelles rassurantes concernant leur état de santé et la situation à bord ce jeudi dans un communiqué qu’ils ont transmis à plusieurs médias. « Pas de panique à bord (…), tout va bien pour nous, comme pour les trois autres Français, et en fait tous les touristes comme le personnel de ce navire pris dans une aventure improbable »,
écrit un couple de sexagénaires originaire d’Indre-et-Loire. « Nous sommes ‘dans le même bateau’ depuis le 1er avril (…) Parler d’épidémie est faux, sous-entendre pandémie malhonnête »,
abondent Julia et Roland Seitre, vétérinaires de formation et qui se présentent comme ayant également été « journalistes indépendants, spécialisés nature et environnement ».
« Concernant la vie à bord, elle est quasi normale »,
ajoutent-ils. D’après leur témoignage, « quatre médecins/biologistes/épidémiologistes sont montés à bord pour analyser la situation et préparer le débarquement éventuel aux Canaries ».
Et de poursuivre : « La situation est complexe et tout le monde, équipage, passagers mais surtout services concernés, OMS (Organisation mondiale de la santé, NDLR), diplomatie et santé, travaillent sur les solutions dans le calme nécessaire ».
Le navire est attendu ce weekend à Tenerife (Espagne) et les Français seront rapatriés par la France une fois que le bateau aura accosté. « À ce stade, il est prévu un unique point d’arrivée sur le territoire national, où les autorités sanitaires prendront le relais »,
a ajouté le ministère de la Santé. Les modalités de transport et de prise en charge doivent être définies dans les prochains jours.









