Dans la fraîcheur des halles du marché de Talensac, mardi 17 mars, les rares Nantais venus remplir leur chariot de la semaine guettent les militants de gauche ou de droite et leurs tracts. Personne. Rien. Devant l’étalage du kiosquier, installé entre un fromager et un boulanger, on feuillette la presse locale et on discute des derniers soubresauts de la campagne municipale.
Foulques Chombart de Lauwe, candidat Les Républicains (LR) à la tête d’une liste d’union de la droite et du centre, a réalisé l’un des meilleurs scores (33,77 % des suffrages) de la droite locale depuis 2001, à moins de deux points de Johanna Rolland (35,24 %). La veille, la maire socialiste sortante, soutenue par les Ecologistes, a fusionné sa liste avec celle de La France insoumise.
Et si Nantes, à gauche depuis 1989, virait de bord ? « On l’espère bien ! On va voter pour que la maire s’en aille », plastronnent Chantal et son mari (qui n’ont pas souhaité donner leur nom), « un peu plus de 80 bougies chacun ». Il y a bien longtemps que ces deux anciens commerçants de la ville, fervents électeurs de droite, ne s’étaient pas mobilisés dans la cité des Ducs, préférant s’investir dans la vie politique de Pornichet, leur lieu de villégiature. « Nantes a une très mauvaise image. Les travaux, ce n’est pas grave en soi, mais les problèmes de sécurité n’ont fait qu’augmenter. Alors, quand on a vu que Foulques Chombart de Lauwe avait de bonnes chances, on a décidé de revenir voter ici », racontent les deux octogénaires.
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