- Emmaüs International a annoncé que le dispositif de réparation des victimes de violences sexuelles commises par l’abbé Pierre est entré en vigueur.
- Toute personne se déclarant victime directe du prêtre décédé en 2007 peut bénéficier d’une indemnisation « que les faits soient prescrits ou non ».
- Le montant de la réparation financière est plafonné à 60.000 euros, en fonction de la gravité des faits.
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L’Abbé Pierre visé par de nombreuses accusations d’agressions sexuelles
Deux ans après les premières révélations d’agressions sexuelles visant l’abbé Pierre en 2024, le dispositif de réparation des victimes est entré en vigueur, a annoncé Emmaüs International, mercredi 18 mars. L’organisation caritative avait évoqué en juillet 2025 la mise en place d’indemnisations avec la Conférence des évêques de France (CEF), à mesure que les accusations se sont accumulées à l’encontre du prêtre décédé en 2007.
« La convention d’adhésion du Diocèse de Grenoble (auprès duquel l’abbé Pierre était incardiné) et d’Emmaüs International à la Commission Reconnaissance et Réparation (CRR) a été signée le 12 février et reçue par la CRR en date du 20 février
« , a indiqué le mouvement associatif sollicité par l’AFP.
« Depuis cette date, les équipes de la CRR »
, une instance mise en place par l’Église de France après les révélations de 2021 sur la pédocriminalité en son sein, « se préparent à recevoir les demandes des victimes de l’abbé Pierre »
, a ajouté Emmaüs International.
Toutes les victimes qui se manifestent indemnisées
Toute personne se déclarant victime directe peut bénéficier du dispositif « que les faits soient prescrits ou non »
, que « ces personnes aient été majeures ou mineures au moment des faits »
et qu’elles « soient françaises ou étrangères pour des faits commis par l’abbé Pierre en France ou à l’étranger »
, précise le texte de la convention.
Concernant la réparation financière, son montant, plafonné à 60.000 euros, varie selon la gravité des faits, le retentissement sur la vie personnelle de la victime et des facteurs aggravants comme « l’absence ou l’insuffisance de réponse des institutions concernées »
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