Mercredi 18 mars, le soleil tombe sur le stade du Moustoir, à Lorient (Morbihan). Dans le plus grand salon de l’enceinte qui surplombe la pelouse, on cherche des chaises supplémentaires pour asseoir les quelque 300 personnes venues assister à l’ultime soirée de campagne du député écologiste Damien Girard. Installé au premier rang, il écoute ses colistiers défiler à la tribune pour vanter leurs projets : création d’un pôle pour faire vivre le Festival interceltique de Lorient toute l’année, objectif d’atteindre 70 % de produits bio dans les cantines, développement de colonies de vacances municipales, acquisition d’un ascenseur à bateaux nécessaire à la construction navale…
La salle, où des personnes aux cheveux blancs voisinent avec d’autres à la peau tatouée et des actifs venus en vélo-cargo, applaudit. L’assistance s’enthousiasme particulièrement lorsqu’il s’agit d’évoquer l’« union ». « Enfin… », souffle un trentenaire. Ces dernières semaines, des pétitions de militants ont fleuri en ligne pour réclamer l’alliance des deux listes de gauche en lice et éviter un duel fratricide. Même les membres du petit parti régionaliste Union démocratique bretonne n’avaient pas réussi à s’entendre sur le candidat à soutenir. Les plus jeunes menaient campagne pour l’écologiste tandis que les anciens se rangeaient derrière la socialiste. Il a fallu le résultat du premier tour pour provoquer l’union.
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