- Emmanuel Macron a évoqué jeudi la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz, une fois que les frappes auront cessé.
- Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est en visite en Israël ce vendredi.
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L’Iran attaqué par les États-Unis et Israël, le Moyen-Orient s’embrase
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MACRON ÉVOQUE UN « CADRE ONUSIEN » POUR ORMUZ
Le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz au terme des hostilités.
L’Organisation maritime internationale (OMI) avait appelé plus tôt à la création d' »un corridor maritime sûr » pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe, condamnant la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran.
La France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon se sont dits « prêts à contribuer », le moment venu, à sécuriser ce passage maritime. Les trois premiers ont précisé qu’après un arrêt des combats.
UN INCENDIE DANS UNE RAFFINERIE AU KOWEÏT
Un incendie s’est déclaré vendredi dans une raffinerie de la compagnie pétrolière nationale du Koweït après des attaques de drones, a indiqué l’agence de presse officielle koweïtienne.
« La raffinerie Mina Al-Ahmadi, appartenant à la Kuwait National Petroleum Company (KNPC) a été la cible tôt ce matin de plusieurs attaques hostiles de drones, provoquant des incendies dans certaines de ses unités », provoquant la fermeture de plusieurs d’entre elles, selon l’agence, après une attaque la veille sur cette infrastructure qui avait déjà provoqué un incendie.
REPORTAGE
Le conflit au Moyen-Orient est désormais étendu à une douzaine de pays, dont l’Irak, peuplé majoritairement de chiites. Des milices n’hésitent pas à attaquer la capitale, Bagdad, et même la fameuse zone verte, en principe ultra-protégée. Une guerre qui divise la population, comme l’ont constaté les envoyés spéciaux de TF1.
DES ATTAQUES DANS LE GOLFE
Les Emirats arabes unis et le Koweït ont dit vendredi répondre à des attaques de missiles, dans des communiqués, tandis que l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté plusieurs drones.
Egalement dans le Golfe, des éclats provenant d’une « agression iranienne » ont provoqué un incendie dans un entrepôt au Bahreïn, a indiqué le ministère de l’Intérieur du pays, où les sirènes d’alerte anti-aériennes ont précédemment été activées. Le feu a été maîtrisé et n’a pas causé de victime.
TÉHÉRAN CIBLÉE
L’armée israélienne a annoncé vendredi matin sur Telegram de nouvelles frappes sur des « infrastructures » des autorités iraniennes dans la capitale Téhéran.
DES EXPLOSIONS À JÉRUSALEM
Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus de Jérusalem jeudi soir après le retentissement des sirènes d’alerte dans la ville, ont rapporté des journalistes de l’AFP.
L’armée israélienne a signalé jeudi trois salves de tirs iraniens, dans l’heure et demie précédant minuit (22H00 GMT), puis une autre quelques heures plus tard. L’équivalent israélien de la Croix-Rouge, Magen David Adom n’a pas signalé de victime, mais la police a fait état de dégâts à plusieurs endroits.
MORATOIRE
Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles ont appelé jeudi soir à un « moratoire » sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et liées à l’eau dans la guerre au Moyen-Orient.
« L’Union européenne appelle à une désescalade et à la retenue maximale, la protection des civils et des infrastructures civiles, et au respect total du droit international par toutes les parties », affirment les Vingt-Sept.
BONJOUR
Bienvenue dans ce direct consacré au conflit au Moyen et Proche-Orient, qui dure depuis désormais 21 jours. Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive contre l’Iran. Suivez ici, tout au long de la journée, les derniers développements ainsi que les éclairages de nos experts.
« À l’issue de son déplacement au Liban, Jean-Noël Barrot se rendra en Israël ce vendredi 20 mars »
, indique le ministère français des Affaires étrangères. En Israël, « le ministre s’entretiendra avec les autorités israéliennes afin d’évoquer la situation sécuritaire, les enjeux humanitaires et les perspectives de désescalade, dans le prolongement des efforts diplomatiques menés par le président de la République »
, selon le Quai d’Orsay.
Jean-Noël Barrot était jeudi à Beyrouth, la capitale du Liban voisin, où l’armée israélienne mène des opérations militaires d’ampleur contre le Hezbollah pro-iranien provoquant des déplacements massifs de population. La France s’est proposée comme médiatrice pour faire cesser les combats au Liban.
Le mouvement chiite Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale au Moyen-Orient le 2 mars, en lançant des missiles sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Depuis, Paris a maintes fois appelé le Hezbollah à se désarmer tout en demandant à Israël de renoncer à une vaste offensive terrestre.
Samedi, Emmanuel Macron avait rappelé dans un message sur X que l’exécutif libanais avait « marqué sa disposition à des discussions directes avec Israël »
. « Israël doit saisir cette opportunité pour enclencher des discussions et cesser le feu, trouver une solution durable et permettre aux autorités libanaises de mettre en œuvre leurs engagements en faveur de la souveraineté du Liban », avait-il estimé. Il avait aussi souligné que la France, qui entretient des liens historiques forts avec le Liban, était « prête à faciliter ces discussions en les accueillant à Paris »
.
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