Le plus luxueux établissement d’Islamabad, l’hôtel Serena, aurait été approché, un dispositif de très haute sécurité serait prêt à être déployé. Les Pakistanais se préparent depuis le début de la semaine à accueillir d’éventuels pourparlers directs entre Américains et Iraniens pour mettre fin aux hostilités.
Le premier ministre pakistanais a confirmé, mardi 24 mars, sur le réseau social X, des informations parues la veille dans le Financial Times et sur le site Axios concernant une possible médiation pakistanaise. « Sous réserve de l’accord des Etats-Unis et de l’Iran, le Pakistan est prêt, et honoré d’accueillir et de faciliter des pourparlers constructifs et définitifs en vue d’un règlement global du conflit en cours », a indiqué Shehbaz Sharif. Donald Trump a partagé sa déclaration, donnant du poids aux rumeurs. Le président américain s’était entretenu par téléphone, dimanche 22 mars, avec le maréchal Asim Munir, tandis que Shehbaz Sharif a eu un échange téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian, le lendemain.
Selon plusieurs médias, dont le New York Times et la chaîne de télévision israélienne Channel 12, l’administration Trump aurait proposé un plan de paix en 15 points à l’Iran, par l’intermédiaire du Pakistan, concernant le programme nucléaire iranien, l’abandon du soutien aux groupes comme le Hezbollah ou le Hamas, et l’ouverture du détroit d’Ormuz à la navigation maritime. En contrepartie, l’Iran obtiendrait une levée des sanctions internationales à son encontre et un soutien pour son programme nucléaire civil. Les Etats-Unis auraient proposé un cessez-le-feu d’un mois, le temps que les autorités iraniennes étudient leurs demandes.
Il vous reste 75.52% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.











