- Après le test positif à l’hantavirus d’une Française, hospitalisée « dans un état stable » à Paris, les autorités françaises sont extrêmement vigilantes.
- Le JT de TF1, qui a épluché le dernier inventaire de Santé publique France (SPF), fait le point sur les stocks de matériel médical dont nous disposons.
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Hantavirus sur un navire de croisière : faut-il craindre une nouvelle crise sanitaire ?
L’hantavirus « n’est pas un nouveau Covid »
, a rassuré l’OMS, qui met un point d’honneur à différencier les deux infections. Contrairement au SARS-CoV-2, son risque de propagation à la population mondiale s’avère « extrêmement faible »
, a souligné l’agence spécialisée des Nations unies, après l’apparition d’un foyer de la souche des Andes sur le navire MV Hondius, dont trois passagers sont morts. « Ce n’est pas le début d’une pandémie. »
Mais alors qu’une Française, rapatriée du bateau de croisière, a été testée positive et hospitalisée « en réanimation dans un état stable »
à Paris, selon le gouvernement, les autorités jouent à plein le principe de précaution. Deux réunions interministérielles, en présence d’épidémiologistes, se tiendront chaque jour à Matignon jusqu’à nouvel ordre « pour suivre au plus près l’évolution de la situation »
.
Si une nouvelle crise sanitaire n’est, pour l’heure, pas l’hypothèse privilégiée par les spécialistes, la France se tient prête, le cas échéant. Les hôpitaux disposent à ce jour d’environ 5.700 lits de réanimation et jusqu’à cinquante chambres à pression négative très isolées, indispensables pour éviter la propagation d’un virus. D’un point de vue matériel, les stocks français sont relativement bien fournis. C’est une des leçons retenues de la pandémie de Covid.
Des stocks importants mais périssables
D’après l’état de l’inventaire de Santé publique France (SPF) de janvier 2024, dont la Cour des comptes a relayé les chiffres dans un rapport (nouvelle fenêtre) en mai 2025, 1,1 milliard de masques sont disponibles. Essentiellement chirurgicaux, mais aussi des FFP2. Néanmoins, ces stocks stratégiques sont périssables et doivent être constamment renouvelés.
Dans une usine à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers, le fabricant français Medicom nous assure être en mesure de produire plus en cas de nécessité. « On va produire deux à trois millions de masques par jour. Aujourd’hui, nous avons les moyens et la capacité de faire varier justement nos productions pour répondre à ces risques épidémiologiques »
, explique Benoît Guillet, directeur marketing Europe, dans le reportage du JT de 20H de TF1 en tête de cet article.
On peut craindre, à un moment donné, qu’il n’y en aura pas pour tout le monde
On peut craindre, à un moment donné, qu’il n’y en aura pas pour tout le monde
Joseph Tayeeeh, secrétaire général du syndicat Plastalliance
Le rapport de la Cour des comptes a fait aussi état de 1,1 milliard de gants, de blouses, de lunettes et de charlottes disponibles. Là encore, des produits à usage unique stockés aux quatre coins de l’Hexagone. D’autres réserves sont très observées, comme celles du matériel médical en plastique, les cathéters et les poches de perfusion. La crise du pétrole, liée à la situation en cours au Moyen-Orient, pèse sur ce secteur. Pour fabriquer une seringue, par exemple, il faut des granulés de plastique particuliers, du polypropylène, devenus plus rares, donc plus chers. Depuis fin février, son prix a presque doublé, passant de 1.300 à 2.400 euros la tonne.
Y a-t-il un risque sur l’approvisionnement ? « Ce sont des produits à usage unique et à fort renouvellement »
, note Joseph Tayeeeh, secrétaire général de Plastalliance. « À partir du moment où vous avez différents pays qui sont en train d’essayer de se constituer des stocks de seringues de manière massive, que ce soit d’ailleurs en Europe ou même en Asie, on peut craindre, à un moment donné, qu’il n’y en aura pas pour tout le monde. »
Mais les réserves actuelles ne sont pas vides. Il n’y a pas de pénurie sur les masques comme sur le reste, mais une très grande vigilance. Le ministère de la Santé affirme d’ailleurs maîtriser la situation.









