Quand Michaël Latz circule dans les rues de Correns, village varois d’un peu moins de 1 000 habitants, il est souvent contraint de s’arrêter pour discuter. Normal pour ce viticulteur, à la tête du Domaine Aspras, 32 hectares, car il a été maire (sans étiquette) de cette commune durant quatre mandats, de 1995 à 2020, après en avoir été conseiller municipal durant une douzaine d’années. Autant dire que le viticulteur, 74 ans aujourd’hui, connaît tout le monde.
Il est aussi apprécié par beaucoup de monde, ce qui n’est pas un mince exploit quand on a été élu et qu’on a porté un projet potentiellement clivant. C’est lui, avec quelques complices, qui a métamorphosé dès le milieu des années 1990 la viticulture locale, faisant de Correns le premier village bio de France. « Il y a trente ans, ce changement a été un moteur important pour la commune, raconte Nicole Rullan, maire sortante de 67 ans, réélue le 15 mars au premier tour. Michaël a été l’artisan de cette transition, qui était assez visionnaire à l’époque. »
L’éloge est le même chez Fabien Mistre, 46 ans, candidat cette année sur la liste battue : « La plus grosse économie, ici, c’est la viticulture. Elle fait vivre des familles, des saisonniers. Le maire joue un rôle important dans le soutien à cette activité, et Michaël Latz en a été le meilleur commercial pendant ses mandats. » Il est vrai que Fabien Mistre préside la cave coopérative Les Vignerons de Correns.
Il vous reste 52.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.








