« Partout les bourgeons s’ouvraient ; tous les arbres allumaient peu à peu des feuilles neuves », écrit Jean Giono (Que ma joie demeure, Grasset, 1935). En cette fin mars, le printemps crépite, les bourgeons éclatent, les couleurs jaillissent. C’est un feu d’artifice de corolles qui s’ouvrent, au milieu du vert encore tendre des jeunes feuilles qui se déploient.
Un vert tendre, vraiment ? Pas toujours. Parfois les nouvelles feuilles, au printemps, affichent une étonnante gamme de rouges grenat, lie-de-vin, pourpre, rosé, cuivré ou bronze… Une flamboyance qui, de toute évidence, n’est pas l’apanage de l’automne.
Rosiers et églantiers, mais aussi hêtres communs, érables du Japon, pruniers pourpres ; ou encore photinia fraseri, andromèdes du Japon, bambous sacrés… Toutes ces espèces, et bien d’autres, arborent souvent cette couleur foliaire transitoire, qui virera au vert, de plus en plus foncé à mesure que les feuilles se chargeront de chlorophylle. Ce pigment vert, chargé d’absorber la lumière indispensable à la photosynthèse, masquera alors le rouge des feuilles.
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