- Le Premier ministre a annoncé jeudi de nouvelles aides « ciblées » dans les prochains jours pour compenser la flambée des prix des carburants à cause de la guerre au Moyen-Orient.
- Il assure qu’il n’y a « pas de pénurie » en France, malgré des tensions logistiques dans certaines stations, notamment où les prix sont plafonnés.
- Le chef du gouvernement a par ailleurs refroidi les espoirs d’un surplus fiscal lié à la hausse des prix, qu’il juge illusoire.
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Un mois de guerre au Moyen-Orient
Après un premier plan de 70 millions d’euros (nouvelle fenêtre) jugé insuffisant par les professionnels concernés, Sébastien Lecornu promet de nouvelles aides. En déplacement à Bordeaux jeudi 2 avril, le Premier ministre a annoncé qu’il attendait de nouveaux arbitrages « en début de semaine prochaine »
. « Je suis favorable à ce qu’il y ait des aides ciblées. Des ministres ont reçu un certain nombre de commandes pour me faire de nouvelles propositions »
, a-t-il précisé face aux journalistes.
La ligne selon lui reste la même : aider ceux qui n’ont pas le choix que de prendre leur véhicule. « Les Français qui ne peuvent pas faire autrement que de rouler méritent sans doute une aide ciblée »
, assure-t-il, avec une limite : « On n’abandonnera personne, mais
on ne dépensera pas de l’argent
(nouvelle fenêtre) qu’on n’a pas. »
« Pas de pénurie »
Sur l’état des stations-service, le Premier ministre a voulu rassurer : il n’y a « pas de pénurie »
en France, ni de « crise de volume »
. Certaines stations pratiquant des prix plus bas, notamment celles estampillées TotalEnergies, qui a décidé de poursuivre son plafonnement des prix (nouvelle fenêtre) jusqu’au 7 avril, connaissent en revanche des « problèmes logistiques »
.
Le locataire de Matignon a également refroidi l’idée, qu’il avait pourtant lui-même évoquée mercredi, d’utiliser un éventuel surplus fiscal généré par la hausse des prix des carburants pour financer la décarbonation de l’économie (nouvelle fenêtre). Il y a eu « beaucoup d’excitation »
autour de ce sujet, a-t-il reconnu, mais celle-ci sera vite « douchée »
: la hausse des prix peut certes augmenter le volume de fiscalité prélevée, mais elle s’accompagne mécaniquement d’une baisse de la consommation.
« Il n’y a pas de cagnotte. La cagnotte, c’est quand il n’y a pas de déficit »
, assurait ainsi il y a quelques jours sur TF1 le ministre des Comptes publics, David Amiel. Ce dernier doit communiquer sur ce sujet ce vendredi.









