- Bijoux, pièces, lingots… Malgré une légère correction en mars, le métal jaune surpasse tous les records.
- Autre investissement possible, acheter de « l’or papier ».
- Mais ces titres financiers, plus volatiles, restent à manipuler avec prudence, prévient Anthony Busco, responsable commercial d’une plateforme de vente de métaux précieux.
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Bien gérer son épargne
Plus de 4.178 euros l’once d’or. Il s’agit de la valeur de l’or au 1er avril. En France, la vente du précieux métal se base sur le poids de la pièce ou du bijou et la pureté de l’or. Les spécialistes en investissement considèrent l’or comme une valeur refuge, protégé contre sa propre destruction et qui ne dépend d’aucun établissement financier. Il permet de se constituer une épargne de précaution pour sécuriser son patrimoine à long terme.
L’or existe également sur les marchés financiers sous forme de titres. Ces certificats papier peuvent répliquer un indice boursier, suivre le cours d’un métal particulier ou s’acheter comme une action boursière classique cotée en continu. Anthony Busco, responsable commercial de la plateforme de vente de métaux précieux AuCOFFRE.com, évoque pour TF1info un nom trompeur : « En achetant de l’or physique, vous récupérez un métal en direct. L’or papier consiste à faire confiance à un émetteur privé censé avoir en réserve l’or qu’il vous vend. Il s’agit d’une simple promesse : les établissements financiers peuvent en émettre autant qu’ils souhaitent. »
Les transactions d’or virtuel, rapides, s’effectuent via des plateformes de courtage. Les frais restent minimes : vous n’avez aucun coût de stockage ou d’assurance. Vous pouvez investir de petites sommes et diversifier vos mises (produits dérivés, fonds, etc.).
Les certificats, à durée limitée, s’appuient sur des actifs boursiers. La fiscalité de l’or papier suit le régime des produits financiers : « Le taux du prélèvement forfaitaire unique, également appelé flat tax, s’applique sur la plus-value. Le gouvernement vient de la réévaluer à 31,4% indépendamment de la durée de détention. Cela peut devenir pénalisant sur du long terme »
, analyse Anthony Busco. Pour rappel, lors de la revente de votre or physique, vous pouvez choisir entre deux options : la taxe forfaitaire sur les objets précieux (6,5% pour le jeton et 11,5% pour le lingot) ou le régime de plus-values de cession des biens mobiliers (avec un abattement en fonction de la durée de détention).
Secousses des marchés
À l’image des marchés financiers, l’or papier et physique ont décroché début mars. Le métal physique s’est rapidement repris au contraire des valeurs boursières. Les fonds et produits dérivés ont cédé à la pression des taux d’intérêt et des appels de marge, prévient Anthony Busco : « L’or papier reste un produit spéculatif et un investissement de court terme. Vous devez maîtriser les raisons qui vous poussent à vous positionner. Un afflux d’investisseurs a récemment acheté des certificats, générant un emballement avant d’en vendre massivement après avoir réalisé de belles plus-values. »
De son côté, le marché de l’or physique a suivi son cours : « Nous avons enregistré une décorrélation entre les cours de l’or physique et papier. Un effet de prime a renchéri la valeur du métal, notamment sur les pièces Napoléon »
, décrit le spécialiste.
Au contraire de l’or physique, acheter de l’or papier vous lie à l’établissement financier. Vous restez dépendant et soumis à une destruction de valeur : « Nous estimons que l’or papier représente cent fois la quantité d’or en réserve dans les établissements financiers. Cela peut devenir problématique si demain tous les investisseurs demandent à récupérer leur or »
, s’inquiète le spécialiste.









