- Le pilote d’un avion de chasse américain abattu a été récupéré en vie, mais son copilote est recherché.
- Les autorités iraniennes ont promis une récompense à qui le retrouvera avant les équipes américaines.
- Comment ces pilotes peuvent-ils se cacher ? Vétéran d’Afghanistan, le lieutenant-colonel Alexandre témoigne sur TF1.
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Un mois de guerre au Moyen-Orient
Armés, drapeaux brandis, des Iraniens traquent sans relâche le second pilote américain, comme on le voit dans la vidéo ci-dessus. Est-il caché, blessé, près de 24 heures après son éjection d’un chasseur F-15 en territoire ennemi ? Les médias iraniens diffusent en boucle les images d’un siège éjectable retrouvé au sol. S’agit-il de celui du pilote toujours recherché ? Une fois le siège déclenché, le soldat atterrit au sol en quelques instants. Ce qui l’attend ensuite, il y a été entraîné pendant des années. C’est ce que décrit au micro de TF1 le lieutenant-colonel français Alexandre, l’un des rares pilotes ayant vécu la mésaventure de devoir s’éjecter, lui en Afghanistan en 2011.
On fait un état des lieux, on regarde si on est blessé.
On fait un état des lieux, on regarde si on est blessé.
Lieutenant-colonel Alexandre
Lui et son navigateur avaient dû quitter leur Mirage 2000 après une panne soudaine en plein vol. Ils avaient été secourus par les forces alliées en 1h30. « Quand on est au sol, il faut réussir à s’adapter. On fait un état des lieux, on regarde si on est blessé, si on est valide, si on est menacé à court terme ou pas »
, raconte celui qui est aujourd’hui commandant du centre de formation à l’appui aérien.
« On a du matériel pour se défendre, mais c’est relativement limité. On a un pistolet automatique avec quelques chargeurs sur nous. On a un GPS, de manière à pouvoir s’orienter »
, énumère le militaire. Une fois à l’abri, la priorité pour le pilote est de transmettre sa localisation. Il est équipé d’une radio-balise, qu’il doit activer seulement quelques secondes, pour faire connaître sa position aux secours sans être repéré par l’ennemi.
Ce vendredi 3 avril, le chasseur américain survolait la région du Khouzistan, près de la frontière irakienne et du golfe Persique, lorsqu’il a été abattu. Des unités américaines spécialisées dans les opérations de secours, prépositionnées en Irak et en Syrie, se sont aussitôt lancées à la recherche du pilote. Elles ont été prises pour cibles par des tirs iraniens dans certains secteurs.
Les Américains ont-ils réussi à localiser le soldat ? Combien de temps peut-il survivre par lui-même ? « Le problème, dans ce cas d’espèce, c’est qu’on est dans une région montagneuse. La survie en montagne, c’est très spécifique. C’est pour ça qu’on a des stages très réguliers. Parce que l’environnement est, pour ne pas dire hostile, compliqué en survie. Et les conditions peuvent rapidement se dégrader »
, rappelle Marion Buchet, ancienne pilote de Rafale. Un second avion américain a été abattu hier au-dessus de l’Iran, mais son pilote aurait réussi à s’éjecter et à être secouru.









