- L’armée israélienne a intensifié ses frappes au Liban, faisant au moins 22 morts selon le ministère libanais de la Santé, malgré la trêve en cours.
- Négociateurs israéliens et libanais se retrouvent à partir de ce jeudi à Washington, à quelques jours de l’expiration d’un cessez-le-feu.
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Liban : un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah
De justesse. Le Sénat américain a rejeté ce mercredi une résolution qui visait à ordonner le retrait des forces américaines engagées dans le conflit contre l’Iran, la majorité républicaine se refusant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump. Le texte, similaire à d’autres résolutions portées par l’opposition démocrate ces dernières semaines, a récolté 49 voix pour (dont trois sénateurs républicains) et 50 contre.
Pour la première fois depuis le début de la guerre, la sénatrice républicaine Lisa Murkowski a voté pour demander un retrait des troupes américaines face à l’Iran. « Nous pensions obtenir davantage de clarté de la part du gouvernement pour savoir où nous en sommes (dans le conflit) et je n’en ai pas reçu »
, a affirmé Lisa Murkowski au média Punchbowl News après le vote.
D’après la Constitution américaine, seul le Congrès est habilité à déclarer la guerre et les démocrates souhaitent ainsi réaffirmer l’autorité du pouvoir législatif sur cette question face au pouvoir exécutif représenté par Donald Trump. Si la loi permet au président de déclencher des hostilités pour répondre à une menace imminente, elle exige cependant qu’il obtienne l’autorisation du Congrès sous 60 jours. Or, début mai, Donald Trump est passé outre cette date limite en argumentant qu’en raison du cessez-le-feu en cours avec l’Iran, le conflit était terminé.
Les démocrates contestent cet argument et rétorquent que des forces américaines sont toujours engagées sur place pour faire respecter un blocus des ports iraniens. Plusieurs élus républicains avaient affirmé que, passé ce délai de 60 jours, ils pourraient commencer à exiger de l’exécutif qu’il obtienne une autorisation du Congrès. Mais malgré les voix de trois sénateurs républicains, trop peu de membres de la majorité se sont joints aux démocrates mercredi pour que la résolution soit adoptée.
Minute par minute
DES NÉGOCIATIONS À WASHINGTON AUJOURD’HUI
Négociateurs israéliens et libanais se retrouvent à partir de ce jeudi à Washington, à quelques jours de l’expiration d’un cessez-le-feu qui n’a pas empêché des centaines de morts supplémentaires lors de frappes israéliennes contre le Hezbollah.
Les représentants des deux pays s’étaient déjà rencontrés le 23 avril dans la capitale américaine. Donald Trump avait annoncé à cette occasion une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l’espoir d’un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques.
AU MOINS 22 MORTS AU LIBAN
L’armée israélienne a intensifié hier ses frappes au Liban, faisant au moins 22 morts selon le ministère libanais de la Santé, malgré la trêve en cours depuis le 17 avril. Ces frappes, sur plus de 30 endroits distincts selon l’agence nationale d’information (ANI, officielle) interviennent alors que le Liban et Israël, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, doivent entamer aujourd’hui à Washington une nouvelle session de pourparlers sous l’égide des Etats-Unis, malgré l’opposition du mouvement pro-iranien Hezbollah.
Huit personnes, dont deux enfants, ont été tuées dans des frappes qui ont visé trois voitures à une vingtaine de kilomètres au sud de Beyrouth, selon le ministère de la Santé.
BIENVENUE DANS CE DIRECT
Bonjour à toutes et tous, bienvenue dans ce direct consacré aux conflits au Moyen-Orient.
« Nombre de nos collègues sont mal à l’aise avec leur position actuelle, mais ils sont aussi mal à l’aise avec l’idée de se mettre Trump à dos »
, a affirmé à la presse avant le vote le sénateur démocrate Jeff Merkley, auteur de la résolution.
Pour le sénateur démocrate Tim Kaine, ces élus républicains « auront une autre chance de voter la semaine prochaine, et la semaine d’après »
. « Nous allons forcer un vote sur cette question chaque semaine jusqu’à ce que le Sénat dise que nous ne devrions pas être en guerre. Et je pense que ce jour viendra bientôt »
, a-t-il ajouté.








