- Seize animateurs, qui exerçaient dans l’école Saint-Dominique à Paris, ont été placées en garde à vue ce mercredi.
- Certains d’entre eux sont soupçonnés de violences physiques et sexuelles commises sur des enfants.
- Une équipe de TF1 a recueilli le témoignage du père d’une petite victime.
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Scandale dans le périscolaire : l’onde de choc des violences sexuelles
L’école publique Saint-Dominique est restée ouverte ce mercredi à Paris. Les élèves de maternelle ont été accueillis en périscolaire comme une journée normale. Pourtant, depuis le début de matinée, seize agents sont placés en garde à vue. Certains toujours en poste, d’autres suspendus, soupçonnés de violences sexuelles sur les enfants. Une équipe de TF1 apprend la nouvelle aux parents. « C’est terrible comme information, mais on ne sait pas trop quoi en faire parce qu’on n’a pas de noms, on ne sait pas ce qui se passe, on ne sait pas quelles actions sont prises »,
réagit un père de famille dans le reportage ci-dessus.
Juste à côté, une mère de famille est bien moins surprise. Elle est plutôt soulagée. « Je ne suis pas étonnée. Nous avons porté plainte déjà l’année dernière pour agression sexuelle. Personne ne nous croyait. On n’a pas été entendus par l’école ni par les institutions. Je n’ai pas de mots, c’est scandaleux qu’on ne protège pas nos enfants »
, s’indigne-t-elle.
Mon premier soulagement aujourd’hui, c’est de savoir qu’ils sont dans les locaux de la police, que pour la première fois, ils sont hors d’état de nuire.
Mon premier soulagement aujourd’hui, c’est de savoir qu’ils sont dans les locaux de la police, que pour la première fois, ils sont hors d’état de nuire.
Le père d’une victime présumée
Ces seize gardes à vue, un père de famille les réclame depuis quatre mois. En janvier, sa fille rentre de la maternelle et lui raconte avec ses mots avoir été violée par un animateur. Pour protéger son enfant, il souhaite rester anonyme. « Mon premier soulagement aujourd’hui, c’est de savoir qu’ils sont dans les locaux de la police, que pour la première fois, ils sont hors d’état de nuire. Et puis, ça me donne aussi de l’espoir pour la suite, parce que nous, ce qu’on attend, c’est la justice »
, affirme-t-il à notre micro.
Son enfant change d’école, mais l’animateur, lui, est seulement transféré dans un autre établissement. « On a une immense colère contre
la mairie de Paris
. Il y avait un véritable système défaillant, avec des déplacements d’animateurs »,
souligne-t-il encore. Des lenteurs aussi dans l’enquête, dénoncée par les familles que représente Me Negar Haeri, avec un risque majeur. « Le risque que les mis en cause se soient débarrassés des éléments de preuve. Et c’est la grande inquiétude que nous avons, que nous partageons avec les familles »,
pointe-t-elle.
Selon nos informations, le parquet a ordonné la prolongation des gardes à vue ce soir, les auditions se poursuivront ce jeudi. Sollicités, aucun avocat des mis en cause n’a souhaité s’exprimer.









