- Donald Trump organise dimanche 14 juin à la Maison Blanche un tournoi d’arts martiaux mixtes (MMA) pour son 80ᵉ anniversaire.
- Rien n’aurait été possible sans Dana White, le patron de l’UFC, l’organisation qui domine le monde du MMA.
- Depuis vingt-cinq ans, cet homme de 56 ans cultive sa proximité avec le magnat de l’immobilier devenu président, qui lui a mis le pied à l’étrier dans l’un de ses casinos.
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Le second mandat de Donald Trump
Des combats de MMA dans les jardins de la Maison Blanche. C’est le cadeau d’anniversaire un peu spécial que va recevoir, ce dimanche, Donald Trump. Le président qui s’apprête à avoir 80 ans a décidé de profiter des célébrations du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance américaine pour s’offrir un spectacle à 60 millions de dollars. Un show qui n’aurait pu avoir lieu sans Dana White, incontournable patron de l’Ultimate Fighting Championship (UFC).
Depuis un an et demi, cet homme de 56 ans à la silhouette athlétique a pris une dimension nouvelle grâce à sa proximité avec Donald Trump. Rien, pourtant, ne le prédestinait à se faire une place dans les hautes sphères du pouvoir. Né le 28 juillet 1969 dans le Connecticut, White travaille dans sa jeunesse comme videur, bagagiste, puis monte son club de gym à Boston. Il raconte avoir dû quitter le Massachusetts sous la menace d’un mafieux local pour rejoindre Las Vegas, où il peut assouvir sa soif de jeu.
Il a perdu la raison pendant son parcours
Il a perdu la raison pendant son parcours
June White, sa mère
À 28 ans, il découvre le MMA et devient agent de deux combattants de l’UFC. Il convainc les frères Lorenzo et Frank Fertitta de racheter en 2001, pour 2 millions de dollars, la petite organisation, alors déficitaire, dont il prend la tête. Le trio a eu du flair : l’UFC est revendue pour 4 milliards de dollars en 2016 à la puissante agence de représentation Endeavor. Dana White et ses proches restent aux commandes.
Si son business est florissant, Dana White voit en revanche les polémiques se succéder côté vie privée. En 2011, sa mère, June White, affirme que son fils « n’est pas une bonne personne
« . « On dirait qu’il a perdu la raison pendant son parcours. Il maltraite les gens. La façon dont il parle aux femmes et dont il les traite est horrible. Ça m’embête vraiment, je ne pense pas l’avoir élevé ainsi
« , ajoutait l’autrice d’une biographie non autorisée du « roi du MMA ». En 2023, Dana White est dans la tourmente : il est filmé en train de gifler son épouse dans une boîte de nuit. « Un homme ne devrait jamais porter la main sur une femme
« , s’excuse-t-il, « peu importe ce que les gens vont en dire, je le mérite
. »
Au fil des ans, cette figure conservatrice incarne un masculinisme assumé, lui qui assure ne pas pouvoir « supporter ces conneries à propos de la santé mentale des hommes
« . « Tu es un putain de mec. Lève-toi, mets tes chaussures, sors et sois un homme ! »
, assène-t-il auprès du Time Magazine
en septembre dernier. Dana White fréquente notamment l’auto-proclamé biologiste et expert du bio-hacking Gary Brecka, responsable de la suspension pour dopage du footballeur Paul Pogba. White lui attribue d’ailleurs sa récente transformation physique, entre perte de poids et musculature sculptée. Depuis, le patron de l’UFC, suivi par près de 10 millions d’abonnés sur Instagram, promet de « ne plus jamais consulter un médecin généraliste »
.
Sa rencontre avec Donald Trump, elle, remonte à 2001. À l’époque, le MMA – jugé trop violent – est interdit dans de nombreux États américains. L’entrepreneur, qui avait encadré et professionnalisé les soirées UFC, rencontre alors le magnat de l’immobilier. Ce dernier lui propose deux soirées dans son casino Taj Mahal à Atlantic City (New Jersey). « Aucune salle ne voulait de nous. Il m’a contacté, et nous sommes devenus amis depuis (…) Je ne dirai jamais du mal de Donald Trump
« , promettait-il à Fox News en 2018.
Dana White, qui avait déjà soutenu Trump en 2016, voit le président élu comme son « pote »
. « De ce que me dit sa famille, je suis le gars avec qui il connecte, à qui il parle comme un pote. C’est un vrai fan de sports de combat, il en parle tout le temps »
, dit encore White à propos de cette amitié qui l’a propulsé en pleine lumière.









