- Samedi 20 juin, une femme a appelé les gendarmes pour alerter de l’état de son mari.
- Ce dernier avait tenu des propos délirants avant de se munir d’un fusil.
- À l’arrivée des militaires dans cette maison de Nogent-le-Rotrou, l’individu leur a tiré dessus, en blessant deux.
C’est l’épouse du suspect qui a donné l’alerte, en fin de journée. Samedi 20 juin 2026 vers 18h50, une femme demeurant dans un lieu-dit proche de Nogent-le-Rotrou en Eure-et-Loir a appelé les forces de l’ordre pour les alerter de l’état de son mari.
Après avoir tenu des propos délirants comme “c’est la révolution”
ou “Macron a été destitué”
, ce dernier avait, selon elle, saisi un fusil et des cartouches avant de sortir de la maison.
La fille de cet individu potentiellement dangereux a ouvert la porte aux militaires rendus sur place. Elle leur a précisé que ce dernier, âgé de 82 ans, se trouvait « dans le jardin derrière un cèdre avec une arme »
, selon les propos rapportés par le procureur de la République de Chartres, Frédéric Chevallier, dans un communiqué ce dimanche.
Trois tirs vers les gendarmes, deux d’entre eux touchés
Après avoir tenté de dialoguer avec l’octogénaire et d’avancer vers lui, les gendarmes ont essuyé des tirs. « L’individu a tiré à trois reprises vers les gendarmes, et deux ont été blessés aux jambes. Les militaires ont répliqué »
, fait savoir le magistrat. L’homme s’est lui-même réfugié dans le sous-sol de sa maison, touché à la main.
Immédiatement, les militaires blessés ont été pris en charge par les secours et hospitalisés. Dans le même temps, le GIGN, appelé en renfort, est arrivé sur site afin de mener les opérations de négociation et d’interpellation. « Finalement à 22h50, l’homme s’est rendu sur place sans difficultés »,
indique le procureur.
Un artisan à la retraite
L’octogénaire a été placé en garde à vue, mesure compatible avec son état de santé, pour la « tentative d’homicides volontaires sur personnes dépositaires de l’autorité publique ». Il a été transporté au centre hospitalier du Mans car il « présentait une plaie saignante à une main avec présence d’un corps étranger, un projectile en métal »
, et y a été opéré.
« Il doit être examiné par un médecin psychiatre dans la journée. En l’état, il n’a pas été auditionné par les gendarmes »
, annonce Frédéric Chevallier. « Les premières vérifications le concernant ont permis de constater qu’il n’était pas connu des services de la justice et qu’il était avec son épouse à la retraite depuis une vingtaine d’années, ayant exercé une carrière d’artisan dans sa commune »
, écrit-il encore.
Plusieurs enquêtes ouvertes
Le procureur a ouvert plusieurs enquêtes suite à ces faits. Plusieurs services ont été saisis pour mener les investigations. D’une part, la brigade des recherches de Nogent-le-Rotrou pour les faits de « tentative d’homicides volontaires sur les deux gendarmes, personnes dépositaires de l’autorité publique, de la part de l’homme retranché » et d’autre part, la section de recherches d’Orléans pour les faits de « violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique sur l’homme retranché ».
« Dans ce cadre, les armes utilisées par les gendarmes étaient saisies et leurs auditions rapidement réalisées »
, conclut le procureur.









