- Près de 60 noyades ont été recensées en une semaine de canicule.
- La majorité de ces décès ont eu lieu dans des zones de baignade non surveillées, et pour certaines interdites.
- Les brigades fluviales multiplient les actions de prévention, les contrevenants ne risquant que des amendes dérisoires.
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Juin 2026 : la France frappée par une canicule sans précédent
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Un jeune de 19 ans est mort noyé en tentant de traverser l’Oise à la nage, il y a un mois. La baignade est pourtant interdite dans ce secteur de Cergy (Val-d’Oise). Depuis le début de la canicule, la brigade fluviale passe donc presque 2 fois plus de temps sur l’eau que d’habitude, jusqu’à 9 heures par jour. « Bonjour ! Je vois que les shorts et les caleçons sont mouillés, vous étiez dans l’eau il y a quelques instants ? »
, lance un gendarme à des adolescents, dans le reportage du 20H ci-dessus.
Les jeunes baigneurs tentent de se justifier, et même de négocier. « Non, ça c’est une mauvaise réponse »
, tranche le militaire. « Quand vous avez dehors 40 degrés et que vous sautez dans une eau qui est presque à 2 fois moins, après vous avez le deuxième risque, c’est l’hydrocution. Il y a malheureusement
beaucoup trop de noyades
depuis le début de l’année »
, sermonne-t-il. La petite bande de copains connaît les risques, et même le phénomène d’hydrocution. Pourtant ils laissent entendre à notre équipe qu’ils ont l’intention de revenir, même s’ils se rhabillent devant les gendarmes.
« Ça fait des années qu’on vient là »
Les jeunes ne sont pas les seuls à braver l’interdiction. L’année dernière, sur les 409 morts noyés en France, plus de 80% étaient majeurs. Sur un plan d’eau d’Abbaretz, (Loire-Atlantique), à une quarantaine de kilomètres au nord de Nantes, on voyait beaucoup de familles ce vendredi 26 juin. « Ça fait des années qu’on vient là. On sait que ça a toujours été réprimandé, mais au bout d’un moment, il fait chaud. On a juste envie de se rafraîchir »
, plaide un jeune homme.
Tous ne se rendent pas compte des risques, plus nombreux que la seule hydrocution. « On a une dénivellation très importante, rapide. Et on descend rapidement à 15, 20, 25 mètres. Et au centre du plan d’eau, vous avez jusqu’à 50 mètres »
, explique le major Jonathan Michon, chef de la brigade fluviale de Nantes. Dans ces zones interdites à la baignade, les contrevenants risquent une amende peu dissuasive, de seulement 11 euros. La brigade mise donc sur la prévention, la meilleure arme à leur disposition contre les noyades.









