- Ce mardi 30 juin, deux astronautes de la Nasa vont effectuer une sortie dans le vide spatial à l’extérieur de l’ISS.
- Les deux marcheurs spatiaux vont procéder au remplacement d’une pièce mécanique présentant des signes d’usure.
- L’astronaute tricolore Sophie Adenot assistera Chris Williams et Jessica Meir depuis l’intérieur du laboratoire orbital.
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L’astronaute française Sophie Adenot dans l’espace
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Ce n’est pas encore pour cette fois. Sophie Adenot (nouvelle fenêtre) va devoir faire preuve d’un peu de patience supplémentaire avant d’enfiler sa combinaison spatiale. Pour cette sortie dans l’espace, l’astronaute tricolore est chargée d’assister les deux marcheurs spatiaux depuis l’intérieur de la Station spatiale internationale (ISS), aux côtés du commandant américain Jack Hathaway. Leur mission consistera à piloter les mouvements du bras robotique Canadarm2 afin de le positionner correctement, pendant que les astronautes Chris Williams et Jessica Meir procéderont à l’extérieur au remplacement d’une pièce mécanique montrant des signes d’usure au niveau d’une articulation.
Ce robot, mesurant 17 mètres de long et pesant 1,5 tonne, a été acheminé à bord de la navette spatiale Endeavour en avril 2001. « Les réparations sur les systèmes robotiques, tels que le Canadarm2, sont courantes et prévisibles après plus de 25 ans de fonctionnement continu, le système ayant été conçu avec des composants remplaçables et en tenant compte d’un entretien planifié »
, précise l’agence spatiale dans un communiqué de presse (nouvelle fenêtre). « Sophie et Jack seront essentiels pour aider l’équipage à mettre et enlever leurs combinaisons spatiales, ainsi que pour soutenir les mouvements du bras robotique afin de nous assurer que nous sommes dans la bonne configuration pour notre réparation »
, a détaillé Fiona Turett, directrice de vol pour les sorties spatiales au centre spatial Johnson de la Nasa, à l’occasion d’un point presse.
Les deux astronautes américaines quitteront le sas de la station à 12h35 GMT (soit à 14h35 heure de Paris). Leur sortie, d’une durée prévue de six heures et quarante minutes, sera retransmise en direct par l’agence spatiale américaine sur sa chaîne YouTube. Il s’agira de la deuxième sortie dans l’espace pour Chris Williams – qui portera une combinaison à rayures rouges – et de la cinquième pour Jessica Meir. D’ici octobre et son retour prévu sur Terre, Sophie Adenot espère être choisie pour effectuer sa première sortie extravéhiculaire. « Je suis plus que prête »,
déclarait en mai dernier (nouvelle fenêtre) l’astronaute française. « Je suis qualifiée, et j’attends cela avec impatience »
, soulignait-elle.
C’est un travail difficile, effectué dans des conditions extrêmes et comportant une part non négligeable de danger
C’est un travail difficile, effectué dans des conditions extrêmes et comportant une part non négligeable de danger
L’agence spatiale européenne
Évoluer dans ce vide extra-atmosphérique où règne un environnement hostile et totalement incompatible avec la vie est un « Saint-Graal » dans la carrière d’un astronaute. Sur son site internet (nouvelle fenêtre), l’Agence spatiale européenne (Esa) rappelle qu’une sortie extravéhiculaire est un exercice périlleux, même si les incidents sont rares. Les médias qualifient souvent cet exercice de « promenade dans l’espace ». Cependant, pour un astronaute, mener une activité extravéhiculaire ne se résume pas à flotter en apesanteur dans l’espace tout en profitant d’une vue imprenable. « C’est
un travail difficile, effectué dans des conditions extrêmes et comportant une part non négligeable de danger »
, rappelle l’agence spatiale.
En 2013, l’astronaute italien Lucas Parmitano avait vu son casque se remplir d’eau (nouvelle fenêtre) alors qu’il effectuait une sortie extravéhiculaire à l’extérieur du laboratoire orbital. Heureusement, ce dernier était parvenu à rejoindre le sas pour enlever sa combinaison avant de se noyer. Les sorties extravéhiculaires impliquent de travailler dans un environnement hostile, caractérisé par un vide presque total et des températures pouvant aller de 120 degrés Celsius en plein soleil à moins 160 degrés Celsius à l’ombre. Sans la protection d’une combinaison spatiale, un astronaute mourrait en moins d’une minute et une déchirure dans la combinaison pourrait lui être fatale.
De même, se déplacer dans le vide spatial demande un effort physique important aux marcheurs spatiaux. Certes, les astronautes sont en apesanteur dans l’espace, mais évoluer tout en portant une combinaison spatiale encombrante équipée d’un système de survie intégré dans un sac à dos implique toujours une masse et une inertie. Un effort physique supplémentaire est donc nécessaire pour avancer ou s’arrêter. Avant de partir en mission, les astronautes s’entraînent dans de grandes piscines spécialement conçues à cet effet. « En règle générale, les astronautes passent environ 10 heures à s’entraîner dans la piscine pour chaque heure d’EVA dans l’espace »
, précise l’Esa.









