- L’hommage public au Guide suprême a officiellement débuté ce samedi 4 juillet à Téhéran (Iran).
- Des milliers d’Iraniens ont afflué dès l’aube dans le vaste complexe religieux de la capitale iranienne.
- Ali Khamenei a été tué le 28 février dernier lors d’une frappe aérienne américano-israélienne.
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
Des milliers d’Iraniens rendent un dernier hommage à Ali Khamenei. Les funérailles nationales du Guide suprême, tué le 28 février dernier dans une frappe aérienne américano-israélienne, ont officiellement débuté ce samedi dans un vaste complexe religieux de la capitale, Téhéran.
Quatre mois après la mort de l’ayatollah, son cercueil, sur lequel a été posé symboliquement son turban noir, est exposé dans l’enceinte de la Grande Mosalla, un site religieux et politique, où des milliers ont d’ores et déjà afflué et ce, avant même que la télévision d’État n’annonce le début de cet hommage public.
Pour la plupart vêtus de noir, les fidèles ont brandi des drapeaux chiites rouges avec l’inscription « Martyr »
, ou ceux jaunes du Hezbollah libanais, mouvement soutenu par Téhéran. Certains ont également scandé « Revanche! »
, selon des propos rapportés par l’AFP. « Nous ne sommes pas là pour un enterrement mais pour une vengeance »
, a scandé un laudateur devant des fidèles en pleurs.
Professeur à l’université, Reza, lui, confie être venu « car nous avons promis au guide suprême de rester avec lui jusqu’au bout »
. « Tout ce monde est là pour lui. Nous avons longtemps crié qu’on sacrifierait nos vies pour le guide mais c’est lui qui s’est sacrifié pour nous »
, poursuit-il.
« Je n’ai jamais eu la chance de voir le guide suprême de près et je le regrette. Aujourd’hui, je suis venu pour lui dire un dernier adieu »,
affirme pour sa part Javad Akbari, 43 ans, employé dans une usine de produits alimentaires.
Une démonstration de force
Les autorités iraniennes ont affirmé qu’entre 15 et 20 millions de personnes sont attendues rien qu’à Téhéran pour ces funérailles qui s’annoncent comme les plus grandes de l’histoire de l’État perse, quelques semaines seulement après la signature d’un accord-cadre pour mettre fin au conflit avec les États-Unis.
Avant le public, plusieurs hauts responsables iraniens et quelques dignitaires étrangers ont rendu vendredi un dernier hommage au guide suprême qui a présidé pendant plus de trois décennies jusqu’à sa mort à l’âge de 86 ans.
Toutefois, une incertitude demeure, celle de la présence du fils d’Ali Khamenei, Mojtaba Khamenei, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant n’est toujours pas apparu publiquement et ne s’exprime que par des communiqués qui lui sont attribués.
Ces funérailles publiques se déroulent dans un contexte de fragile cessez-le-feu avec les États-Unis et six mois après d’importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir.
Le cercueil de l’ayatollah sera exposé jour et nuit jusqu’à lundi dans l’enceinte de la Grande Mosalla, avant une procession dans les rues de Téhéran. Il fera ensuite escale dans plusieurs villes d’Iran mais aussi d’Irak, avant l’inhumation jeudi prochain dans la ville sainte de Macchad (nord-est de l’Iran), dont Ali Khamenei était originaire.









