- L’alerte est donnée par l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers.
- La CLCV dénonce des pratiques commerciales trompeuses du secteur des compléments alimentaires, et des risques auxquels s’exposent les consommateurs.
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Un secteur dans le viseur de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV). En ce mois de juillet, la CLCV dévoile les résultats de sa grande enquête sur les compléments alimentaires. Le verdict est sans appel : « Les lacunes persistantes de la réglementation ont créé un ‘Far West réglementaire’ dans lequel prospèrent des pratiques parfois néfastes pour les consommateurs »
, assure l’association sur son site (nouvelle fenêtre).
Pourtant, dès 2007, soit presque vingt ans en arrière, le droit européen est venu encadrer le secteur. « Le paysage réglementaire des allégations nutritionnelles et de santé dans le secteur alimentaire a été redéfini par le règlement européen (CE) n°1924/2006 »
, rappelle Bercy sur son site (nouvelle fenêtre). Et c’est bien là que le bât blesse selon les auteurs de l’étude. « On observe une communication autour des effets supposés bénéfiques des plantes qui repose sur des allégations encore en attente de validation scientifique. Les notions sont bien souvent vagues avec des expressions comme ‘humeur positive’, ‘bien-être émotionnel’ »
, pointent-ils.
Un marketing pas sans rappeler les médicaments
Plus globalement, l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers s’étonne que « l’ensemble de la communication peut parfois se rapprocher fortement de celle des médicaments »
. Concrètement, « le consommateur peut ainsi avoir l’impression d’acheter un produit aux effets thérapeutiques »
. Or, les effets ne sont pas du tout équivalents à ceux des médicaments.
Pire encore, l’impression donnée est « renforcée par l’usage de certains visuels, formulations et éléments de langage figurant sur les emballages »
, tel que « cys » qui évoque des troubles urinaires. « De même, certains compléments mettent en avant une action rapide en recourant à des expressions comme ‘flash’, renforçant l’idée d’un effet immédiat et quasi thérapeutique »
, poursuit l’étude. Et de conclure : « Pris dans leur ensemble, ces éléments contribuent à rapprocher l’image du complément alimentaire de celle du médicament dans l’esprit du consommateur. »
Un risque de surdosage ?
Mais la communication est loin d’être le seul point important soulevé par l’enquête de la CLCV. L’association insiste également sur la question des dosages, qui « constitue un enjeu central »
. Elle affirme que pour « de nombreuses plantes, il n’existe pas d’harmonisation stricte des concentrations actives, ni de consensus universel sur les seuils d’efficacité ou de sécurité »
. Dès lors, étant donné qu’aucun plafond en fonction des substances n’est fixé, « les consommateurs sont exposés à des risques de surdosage, notamment lorsqu’ils cumulent plusieurs compléments, aliments enrichis en vitamines et minéraux, ou lorsqu’ils les associent à des médicaments »
, alerte-t-elle.










