- À nouveau candidat à l’élection présidentielle, Fabien Roussel était l’invité de « La Grande Confrontation » ce mercredi soir sur LCI.
- Le secrétaire national du Parti communiste français a été interpellé par le milliardaire Paolo Rotelli.
- Face à lui, le candidat a défendu sa proposition de « parité sociale » dans les conseils d’administration.
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La Grande Confrontation
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Un face-à-face inattendu. Sur le plateau de « La Grande Confrontation » (nouvelle fenêtre) sur LCI, Fabien Roussel a débattu avec Paolo Rotelli, 37 ans, milliardaire italien résidant à Monaco et héritier d’un empire de cliniques et d’hôpitaux, collier de diamants au cou. « Entre 800 millions et 1 milliard d’euros »
de patrimoine, selon ses propres mots, et environ « 1 million par mois »
de revenus.
L’occasion pour le candidat communiste à la présidentielle de défendre une de ses propositions phares : la « parité sociale »
au Parlement et dans les conseils d’administration. « Je voudrais que nous ayons l’obligation de présenter autant d’ouvriers, d’employés pour siéger au Parlement que de chefs d’entreprise, d’avocats et de fiscalistes. Ça fera du bien qu’il y ait au Parlement plus d’ouvriers et d’employés pour décider des budgets. »
Si j’avais des ouvriers dans mon conseil d’administration, ce serait Disneyland
Si j’avais des ouvriers dans mon conseil d’administration, ce serait Disneyland
Paolo Rotelli, milliardaire italien
Il souhaite par ailleurs « que dans les conseils d’administration (des entreprises), il y ait autant de représentants des salariés et qu’ils aient autant de voix que les actionnaires pour prendre les décisions qui les concernent »
. Une proposition que n’a pas manqué de critiquer Paolo Rotelli : « Si j’avais dans mon conseil d’administration les ouvriers ou les médecins pour choisir, ça serait Disneyland. J’aurais fait faillite trois ou quatre fois en treize ans au lieu de tripler la valeur de l’entreprise. »
Prélèvement à la source des bénéfices
Sur la question de la taxation des dividendes, Fabien Roussel a d’abord regretté que « les 500 familles les plus riches de France aient vu leur fortune doubler en l’espace de dix ans »
, en faisant « de l’optimisation fiscale »
. « La différence entre la fraude et l’optimisation, c’est l’épaisseur d’un mur de prison. Ils poignardent tous les jours la République »
, a-t-il jugé.
Sa solution : le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales. « Sur la base de la richesse créée en France, les entreprises paieront tout de suite leurs impôts sur les bénéfices qu’elles ont faits avant que cet argent parte au Luxembourg »
, précise-t-il.
Sur ce point précis, Paolo Rotelli a rejoint le communiste : « Ce qu’il vient de dire sur le prélèvement sur les dividendes, il a vraiment raison. En Italie, c’est devenu impossible de contourner le prélèvement des 26% sur les dividendes. Même si je suis résident à Monaco, je paie quand même 26% à la source »
, a-t-il expliqué. Et de conclure : « Je trouve ça très juste, car quand on produit dans un pays, on doit payer les impôts dans ce pays. »