- Durant le deuxième épisode caniculaire de l’été, du 17 juin au 2 juillet, Santé publique France a relevé 5.764 décès en excès, toutes causes confondues.
- L’organisme note notamment une hausse des décès à domicile et l’Île-de-France est particulièrement concernée.
- Il faudra toutefois attendre l’automne pour disposer du bilan précis des morts imputables à la seule canicule.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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Entre le 17 juin et le 2 juillet, il y a eu en France 5.764 décès supplémentaires (+36%, avec au total 21.674 décès observés), par rapport aux chiffres de mortalité attendus, selon le bulletin partagé par Santé publique France et la Direction générale de la Santé mercredi. Il s’agit toutefois « des décès en excès toutes causes confondues
« , et il faudra attendre l’automne pour disposer d’un bulletin plus précis sur les morts imputables à l’épisode caniculaire.
Reste que plus de la moitié des décès constatés (56%) ont été observés durant les trois journées les plus chaudes, du 25 au 27 juin et sur tout le territoire. Pour rappel, au cours de cette période, 92 départements ont été concernés par cet épisode de canicule, soit 98,5 % de la population hexagonale.
Décès à domicile et plus de 75 ans
Cet « excès de mortalité toutes causes
» a été relevé « de manière inédite pour toutes les classes d’âge à partir de 15 ans
« , avec une augmentation marquée des décès des plus de 45 ans « soulignant l’impact sanitaire lié à l’intensité remarquable et la durée de l’exposition à la chaleur de la population
« .
Les personnes âgées de 75 ans et plus constituent les deux tiers de ce bilan provisoire, avec au moins 3.719 décès en excès (+33,3%). Dans les autres tranches d’âge, la mortalité toutes causes a augmenté de 55,4% chez les 45-64 ans, soit 979 décès en excès, et de 29,6% chez les 15-44 ans, soit 118 décès en excès.
Sur les 21.674 décès observés sur la période, 46% sont survenus en établissement hospitalier, 34% à domicile et 16% en Ehpad. Mais les autorités sanitaires relèvent « le signal très fort
» du nombre de décès de personnes isolées à leur domicile.
Par ailleurs, « l’excès de mortalité toutes causes est plus élevé dans les régions où la population a été la plus exposée à la chaleur
« . Sont ainsi relativement épargnées les régions Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur, où la chaleur a été moins intense que sur le reste du territoire.
La région la plus concernée par un excès de mortalité toutes causes est la région Île-de-France avec près de 2.000 décès (+81,2 %). Les autres régions les plus concernées sont Grand-Est (635 décès en excès, +38,9 %), Pays de la Loire (553 décès en excès, +55,2 %) et Centre-Val-de-Loire (511 décès en excès, +62,6 %).
À titre de comparaison, les trois canicules de l’été dernier ont engendré un excès de 1.959 décès. Ce bilan de la canicule de juin est aussi moins grave que celui de la canicule historique de 2003, pour laquelle 15.000 décès ont été imputés.
Mais les autorités sanitaires alertent sur ce type de comparaison : la canicule de 2003 a duré trois semaines contre deux semaines pour celle de juin, mais cet épisode a été plus intense et plus précoce (quand les Français étaient encore au travail ou à l’école) ; les plans de gestion et l’offre de soins ont évolué, de même que la pyramide des âges.









