- Au Porge, près de Saumos, 153 habitations ont brûlé.
- Des quartiers entiers ont été ravagés par le feu et près d’un quart des habitants sont sinistrés.
- Sur place, l’émotion est vive pour ceux qui découvrent leur maison détruite.
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Les images laissent sans voix. Lorsque nos caméras pénètrent à l’intérieur du Porge (Gironde), c’est une ville déserte qui apparaît sous nos yeux. « C’est impressionnant, il n’y a presque plus rien que de la fumée et des camions de pompiers »,
commente notre journaliste dans le reportage en tête de cet article. Vu du ciel, on découvre des quartiers entiers ravagés par le feu. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 153 maisons ont été brûlées, presque un quart des habitants sont sinistrés.
Isabelle, bénévole dans la commune, découvre sa maison pour la première fois. Elle y habitait depuis 11 ans. « C’est vrai que là, c’est dur »,
confie-t-elle, très émue. « Ça fait mal. C’est toute une vie qui est partie en fumée. Je ne suis pas la seule, il y a beaucoup de monde comme moi. Ce sont des souvenirs qui s’envolent »,
poursuit-elle, avec des questions en suspens. « Même chez les voisins, tout est détruit. Pourquoi on n’a pas eu plus d’aide ? Pourquoi on n’a pas envoyé tous les pompiers sur la presqu’île ? Ils ne nous laissaient qu’une petite partie chez nous. On aurait dû sauver beaucoup plus de maisons »,
estime-t-elle.
À quelques mètres de chez elle, seules les fondations d’une maison ont résisté. Sur ce terrain, où il ne reste plus rien, on devine simplement des restes d’électroménagers et cet escalier.
Si les dégâts sont immenses, Jacques Legrand, adjoint de la commune, est tout de même soulagé. « On a de la chance, il n’y a pas de blessés, pas de victimes. C’est d’abord nos concitoyens qui ont tout perdu », ex
explique-t-il. Dans la salle des fêtes de la commune, une cellule de crise est installée. Depuis trois jours, le maire mène une bataille de chaque instant. On a plus de 7000 hectares de la forêt communale qui est partie en fumée. Le risque d’incendie est encore très important. Les vents se lèvent », souligne ce dernier Martial Zaninetti. Ce dimanche soir encore, les fumerolles encerclaient la commune et les pompiers étaient sur sur le qui-vive.









