- Les pouvoirs publics n’ont jamais dû effectuer autant de lâchers d’eau dans la Garonne que cet été.
- La sécheresse est telle que les restrictions de prélèvements pourraient être augmentées, passant de 30% à 50%.
- L’inquiétude grandit alors qu’aucune pluie n’est annoncée dans les prochaines semaines.
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Canicule, vagues de chaleur, sécheresse, incendies… Un été 2026 de tous les dangers en France
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La Garonne est menacée par la sécheresse. Depuis début juillet, ce fleuve du Sud-Ouest de la France est alimenté par un nombre record de lâchers d’eau par les pouvoirs publics. Cette situation est très inquiétante et pourrait mener l’État à décider de nouvelles restrictions de consommation, selon Jean-Michel Fabre, président de l’établissement public Garonne.
Les restrictions de prélèvement, qui atteignent déjà 30% (soit deux jours d’interdiction par semaine) sur certains tronçons de la Garonne, pourraient être portées à 50% d’ici au 7 août, une décision qui reviendra aux services préfectoraux, a indiqué Jean-Michel Fabre à l’AFP. Dans le Sud-Ouest, la Coordination rurale (CR) avait appelé, lundi 20 juillet, à ne pas respecter les restrictions imposées à l’irrigation, pour « sauver les cultures
« , alors que les autorités demandaient un « partage équitable
» de l’eau.
Pour cette « année de tous les records et tous les excès
« , les premiers lâchers d’eau visant à soutenir le débit de la Garonne ont eu lieu le 3 juillet, soit une semaine plus tôt que le précédent record, et se poursuivent depuis « sans discontinuer
« , a expliqué M. Fabre.
Les lâchers d’eau vont être réduits
À la date du 29 juillet, entre 28 et 29 millions de mètres cubes ont déjà été lâchés pour maintenir un débit satisfaisant, soit déjà plus, alors que le mois n’est pas terminé, que lors du record de juillet 2022 (25 millions). Or, « on a devant nous quinze jours chauds et secs, (sans) aucune pluie significative prévue, donc si on continue à lâcher de l’eau au niveau où on est, on viderait tous nos stocks avant la fin août
« , ajoute le président de l’établissement public Garonne.
Lors d’un comité d’étiage (niveau moyen le plus bas d’un cours d’eau) en présence de tous les acteurs concernés, il a donc été décidé ce mercredi matin de « progressivement réduire nos lâchers d’eau, de manière à ce qu’on préserve notre capacité à lâcher de l’eau jusqu’à la fin du mois d’octobre, avec des débits faibles, mais pour garantir l’équivalent de l’eau potable, c’est-à-dire entre 4 et 5 mètres cubes par seconde
« .
On n’en est plus au changement climatique, on en est à l’emballement du changement climatique
On n’en est plus au changement climatique, on en est à l’emballement du changement climatique
Jean-Michel Fabre, président de l’établissement public Garonne
Plusieurs points positifs restent néanmoins à souligner, a précisé Jean-Michel Fabre : il y a eu, avant l’été, des volumes disponibles supérieurs cette année, et un pic de consommation agricole a eu lieu plus tôt que l’an passé, et est donc potentiellement déjà franchi.
« On n’en est plus au changement climatique, on en est à l’emballement du changement climatique
« , a souligné M. Fabre. « Ça suppose qu’il faut qu’on accélère dans notre adaptation
. » « Les lâchers d’eau, on doit les manier nous aussi avec sobriété. (…) On ne peut pas se permettre de gaspiller la moindre goutte d’eau
« , a-t-il encore dit.









