- Candidat à l’élection présidentielle de 2027, Gabriel Attal était ce mardi 25 août l’invité de Darius Rochebin sur LCI.
- L’ancien ministre de l’Éducation a déroulé ses propositions pour redresser l’école en France.
- Retour du certificat d’études, fermeture
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Candidat du parti Renaissance à la présidentielle de 2027, Gabriel Attal est particulièrement attendu sur les questions relatives à l’Éducation nationale, dont il a brièvement été le ministre. « Il faut un électrochoc »,
a-t-il d’emblée lancé à
Darius Rochebin sur LCI, qui l’interrogeait sur la dégringolade des élèves français au classement PISA.
Gabriel Attal a estimé « possible »
de relever le niveau des élèves français, à condition de suivre un « plan complet »
pour cela. « Un élève de quatrième d’aujourd’hui a le niveau d’un élève de cinquième d’il y a 30 ans »
, a admis l’ancien ministre de l’Éducation (de juillet 2023 à janvier 2024). « Vous avez aujourd’hui près d’un tiers des élèves qui rentrent en sixième et qui ne savent pas lire, écrire ou compter »
, a-t-il martelé, estimant que c’est le résultat d’une rupture « avec une forme d’exigence pour nos élèves, pour notre institution de l’Éducation nationale »
.
Un même ministre pendant 5 ans
Passé le constat qu’il ne conteste pas, le candidat à la présidentielle 2027 entend « donner à l’école les moyens politiques et financiers d’accomplir sa mission »
. Il déplore que 7 ministres de l’Éducation se soient succédé en 4 ans – dont lui-même –, interdisant de suivre durablement une ligne. Il préconise que le ministre de l’Éducation nationale soit le numéro 2 du gouvernement, et que le poste soit occupé par la même personne pendant les 5 ans de son éventuel mandat présidentiel.
Revalorisation du salaire des enseignants
Gabriel Attal promet également une loi de programmation pour l’école sur 5 ans également, « où on est très clair sur les moyens qu’on va affecter à l’école dans les années qui viennent »
. « Depuis 30 ans, (…) les dépenses de retraite ont augmenté de 20%. Les dépenses d’éducation et de recherche ont baissé de 15%. On sacrifie l’avenir au présent »
, conclut-il. Pour lui, le financement doit être corrélé à la réalité démographique : « Il va y avoir, dans les années qui viennent, plus d’un million d’élèves en moins dans l’Éducation nationale »
, rappelle-t-il. Plutôt qu’en profiter pour faire des économies, ce serait pour l’ancien Premier ministre l’occasion de classes avec moins d’élèves, et de revaloriser le salaire des enseignants.
« Je veux que tous les enseignants puissent avoir au moins 200 euros nets par mois de plus, et pour les milieux de carrière, qui sont ceux qui sont lésés aujourd’hui par le système, (…) je veux que ça puisse monter jusqu’à 500 euros nets par mois »
, a-t-il détaillé.
Retour du certificat d’études
S’agissant du niveau des élèves, l’ancien Premier ministre rappelle qu’il avait rendu la décision sur le redoublement aux équipes pédagogiques, pour éviter le passage de classe en classe d’élèves qui n’avaient pas le niveau. « Il faut que tous les examens nationaux soient plus exigeants »
, a-t-il martelé. Le candidat propose de rétablir le certificat d’études, officiellement supprimé en 1989. « À l’entrée en sixième, on établit si un enfant a le niveau pour arriver au collège ou pas. Si c’est le cas, il passe au collège. Si ce n’est pas le cas, je propose qu’il ait une classe passerelle, sur une année »
, poursuit-il.
Fermeture des « ghettos scolaires »
Dans le même esprit, Gabriel Attal envisage que le brevet des collèges devienne « nécessaire pour pouvoir entrer au lycée »
. Un élève qui échoue aurait, là aussi, la possibilité d’une année de classe de préparation au lycée. Le candidat termine la partie de l’entretien sur l’éducation par une mesure choc : « Fermer 100 collèges qui sont des ghettos scolaires dans lesquels on concentre les problèmes de niveau, la misère, qu’on les ferme pour répartir les élèves dans d’autres collèges et avoir de la mixité sociale qui permettra à tout le monde de progresser »
.
Gabriel Attal a par ailleurs estimé que les derniers sondages justifiaient sa candidature pour le parti Renaissance à la présidentielle (selon le sondage Harris Interactive/Toluna pour M6 et RTL publié ce lundi). Il a affirmé qu’il n’y avait « plus de favori »
dans le bloc central, se basant sur la dernière estimation publiée, qui voit son rival Édouard Philippe perdre 3 points en un mois. « Ce que montre ce sondage, c’est qu’il y a deux candidats qui ont une dynamique, c’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, et que pour le reste, il n’y a plus de favori »
, a déclaré l’ancien Premier ministre sur LCI.