- À Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône, la métropole d’Aix-Marseille-Provence a mis fin à la gratuité des transports en commun.
- Une décision qui suscite la colère de nombreux habitants, alors que le pouvoir d’achat reste sous pression.
- Le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), fait lui aussi part de ses inquiétudes quant aux conséquences de cette mesure pour ses administrés.
Les transports en commun gratuits, c’est fini à Aubagne. La métropole Aix-Marseille-Provence a décidé de mettre fin à ce dispositif. Une décision qui passe mal auprès de nombreux habitants. « Les retraites ou
les budgets des familles n’augmentent pas
. Avoir cette contrainte en plus, c’est complètement injuste »
, lance Dominique.
Comme d’autres, elle a décidé de se mobiliser. Une pétition a déjà recueilli près de 9.000 signatures. « Une espèce de colère est en train de monter chez beaucoup de citoyens »
, justifie une autre Aubagnaise. Pour de nombreux habitants, difficile d’accepter ce changement et de renoncer à un dispositif devenu, au fil des années, une véritable habitude du quotidien.
La métropole, elle, cherche 53 millions d’euros pour boucler son budget. Mais pour le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), les économies ne peuvent pas passer par la fin de la gratuité des transports. « Ça ne pourra pas être en supprimant les transports gratuits dans le pays aubagnais. Ça va coûter de l’argent »
, prévient l’élu. « Il va falloir équiper tous les bus en billetterie, faire venir des contrôleurs. »
Pour l’heure, aucune échéance précise n’a encore été annoncée concernant la fin effective de la gratuité.